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MISE EN PLACE DU DISPOSITIF INTITUTIONNEL DE COORDINATION DES POLITIQUES SECTORIELLES AGRICOLES (CC/PSA ET SP/CPSA)

  • Le Comité de Coordination des Politiques Sectorielles Agricoles

LES PROGRAMMES D APPUI

  • Programme d appui à  l Union Européenne
  • Le Programme d appui au Royaume du Danemark
  • Le Programme d appui  du PAMR
  • Autres Programmes d appui

MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT RURALE (SDR)

LA FILIERE COTON

LES NEGOCIATIONS A OMC

LES POLITIQUES REGIONNALES ET CONTINENTALES

LES PLANS D ACTIONS

SUIVI DES PROJETS ET PROGRAMMES

L APPROCHE DU GENRE

 

MISE EN PLACE DU DISPOSITIF INTITUTIONNEL DE COORDINATION DES POLITIQUES SECTORIELLES AGRICOLES (CC/PSA ET SP/CPSA)

Le Comité de Coordination des Politiques Sectorielles Agricoles

   Le retard accusé dans la signature de l Arrêté conjoint portant organisation et fonctionnement du CC/PSA et la mise en place effective des Gouvernorats en 2004 expliquent que cet organe du dispositif institutionnel de coordination des politiques sectorielles agricoles n a pas pu tenir ses réunions statuaires depuis 2002, alors que le Secrétariat Permanent avait Elaboré son programme annuel d activités.

Par décret N° 2001 408/PRES/PM/MA du 29 août 2001, il a Eté crée au niveau national un Cadre de concertation des Politiques sectorielles Agricoles (CC/PSA) doté d un Secrétariat Permanent de coordination des Politiques Sectorielles (SP/CPSA). Ce même décret a créé au niveau régional les pendants du CC/PSA que sont les Cadres régionaux de Coordination des Politiques Agricoles (CR/CPSA) dont la mise en place Était liée À  celle des gouverneurs de rÉgion. Avec la mise en place effective des Gouvernorats de régions, le SP/CPSA a entrepris depuis juillet 2005 d organiser et d appuyer les régions pour la mise en place effective de ces comités régionaux qui s est déroulée comme suit :

Des réunions d information et de sensibilisation sur le dispositif de coordination des politiques sectorielles agricoles ont Eté organisées dans les régions À  l attention des acteurs devant composer les futurs CR/CPSA. Des projets d arrêtés portant création du Comité régional de Coordination des Politiques Sectorielles Agricoles (CR/CPSA) et création du Secrétariat du CR/CPSA dans chaque région ont Eté examinés et amendés.

L installation effective des CR/CPSA dans les 13 régions s est achevée en début janvier 2006 et vient compléter le dispositif institutionnel de coordination des Politiques Sectorielles Agricoles.

LES PROGRAMMES D APPUI

Programme d appui À  l Union Européenne

Dans le cadre du Plan d Actions pour l Organisation du Secteur Agricole (PAOSA) financé par la Commission des Communautés européennes selon la convention n°8 ACP BK 014, le Ministère de l Agriculture, de l Hydraulique et des Ressources Halieutiques a obtenu un appui technique et financier afin d améliorer ses capacités institutionnelles, ainsi que celles des services techniques chargés du secteur agricole, dans les domaines de la conception, de l Élaboration et du suivi / Évaluation des stratégies, politiques et plans d actions, notamment du PAOSA.

Dans ce cadre, plusieurs composantes ont Eté mises en œuvre, au bénéfice notamment de la DEP, du système d information sur les marchés de la SONAGESS et de la Cellule de Coordination du Programme d Ajustement du Secteur Agricole (CC / PASA), remplacé depuis juillet 2001 par le SP/CPSA.

C est ainsi que le SP/CPSA a bénéficié depuis 2002 des appuis institutionnels pour faciliter la mise en œuvre du PAOSA et la mise en œuvre de la Stratégie de développement Rural (SDR).

Le Programme d appui au Royaume du Danemark

le SP/CPSA a participé À  la formulation de la deuxième phase du Programme d Appui au développement du secteur Agricole du Burkina (PADAB-II) dont il assure la présidence du groupe d appui : organisation des ateliers de validation des quatre (04) composantes, participation À  l Évaluation du Programme , inscription de la contrepartie nationale dans le Budget de l Etat Gestion 2006 ;

La convention de financement de ce programme qui couvre trois régions du Burkina (Sahel , l Est et le Centre Est ,d un montant de 250miilars sur six ans a Eté signée entre le Royaume du Danemark et le Burkina Faso a Eté signée le 16 décembre 2005

En outre, le SP/CPSA a Également participé À  la formulation du Programme d Appui aux Filières Agro-Sylvo-Pastorales (PAFASP)  a travers l animation effective de deux groupes de travail adhoc et À  la participation aux différentes activités, en concertation avec l Équipe chargée de la coordination du processus.

Le Programme d appui  du PAMR

Le programme d appui au développement durable et de lutte contre la pauvreté en milieu rural vise le renforcement des capacités institutionnelles nationales dans le processus de formulation, de mise en oeuvre et de suivi des stratégies nationales en matière de développement et de réduction de la pauvreté en milieu rural. Il s agit d améliorer:

    • l aptitude des services de l Etat (MAHRH, MRA, MECV) À  travailler dans une démarche participative ;
    • la capacité des structures professionnelles À  s impliquer dans la définition et la mise en oeuvre de ces politiques.

Le PAMIR comporte trois (3) composantes:

    • La composante  sécurité Économique  subdivisée en trois (3) volets, À  savoir:
        • Volet 1 : Diminution de la vulnérabilité de l activité agricole et d Élevage
        • Volet 2 : Intensification et modernisation de ( agriculture et de l Élevage
        • Volet 3 : Structuration professionnelle en milieu rural
    • La composante « sécurité alimentaire» qui vise le renforcement de la prévention et de la gestion des crises alimentaires conjoncturelles.
    • La composante  « sécurité environnementale» avec deux (2) volets:

 

        • Volet 1 : Accessibilité et gestion des ressources en eau
        • Volet 2 : Mise en place d une politique nationale de gestion des Écosystèmes. 

Financé par la Coopération française pour un coût global de 1,5 milliards et prévu pour une durée de trois (3) ans Juillet 2002 À  juin 2005), le PAMIR sera clôturé en juin 2006 après une année de prolongation À  la demande du comité de pilotage. Dans la composante « sécurité Économique », le SP/CPSA a bénéficié d actions de renforcement des capacités par la formation de cadres, l Équipement en matériel informatique et la connexion au réseau Internet haut dÉbit. Pour le devis programme en cours, il est prévu la réalisation d Études sur la stratégie nationale de promotion des filières végétales et animales et sur des programmations régionales de la SDR au Sud Ouest, À  l Est et au Centre Sud. Le PAMIR appuie Également le SP/CPSA dans son fonctionnement.

Le Secrétaire Permanent du SP/CPSA assure le secrétariat du Comité de pilotage.

Autres Programmes d appui

Le SP/CPSA a participé À  la formulation du Programme d Appui aux Filières Agro-Sylvo-Pastorales (PAFASP) À  travers l animation effective de deux groupes de travail ad hoc et À  la participation aux différentes activités, en concertation avec l Équipe chargée de la coordination du processus.

MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT RURALE (SDR)

La Stratégie de développement Rural (SDR) en tant que cadre de référence de l ensemble des interventions publiques en faveur du développement rural au Burkina Faso a Eté adopté par le Gouvernement lors du Conseil des Ministres tenu le 30 décembre 2003. Depuis lors, les actions menées par le SP/CPSA dans le sens de l opérationnalisation de sa mise en œuvre incluent  la facilitation de la diffusion de la SDR, notamment par :

L organisation courant 2003-2004, d ateliers régionaux de restitution de la SDR regroupant les différents groupes d acteurs concernÉs.

La confection et la diffusion d un prospectus À  partir du résumé exécutif de la stratégie ;

la traduction du résumé exécutif de la stratégie dans neuf (09) langues parlées dans les différentes régions du pays et sa diffusion lors des ateliers régionaux de restitution et sensibilisation pour la mise en place des Comités régionaux de Coordination des Politiques Sectorielles Agricoles.

Courant 2004, le SP/CPSA a commandité l Étude portant « Mise en place du dispositif de Suivi Évaluation de la SDR ». Les résultats de ladite Étude, après avoir Eté validées par un Comité de Pilotage interministériel, ont Eté l objet de présentation et d Échange lors d un atelier national organisé en novembre 2005. A cette occasion, le dispositif institutionnel proposé ainsi que les indicateurs de suivi Évaluation de la mise en œuvre de la SDR ont Eté au centre des dÉbats. Un consultant a Eté depuis novembre 2005 recruté pour les travaux de conception et d harmonisation de la base de données du suivi Évaluation de la SDR avec les bases de données existantes (INSD, MRA, MECV, MAHRH) ;

En janvier 2006,un atelier de concertation des acteurs autour de l opérationnalisation du S/E de la SDR a Eté organisé. Il a Eté l occasion d aborder les points ci- après :

Nomination des points focaux (un point focal par département) ;

Calendrier annuel de collecte et de transmission des données ;

Renforcement des capacités des acteurs au niveau central et régional ;

Adoption et harmonisation des indicateurs ;

Propositions des valeurs de référence pour les indicateurs

Dans le cadre de la SDR, le SP/CPSA assure le suivi de la mise en œuvre des plans d actions et programmes suivants :

    • le suivi de l Élaboration de la stratégie de développement des filières végétales en concertation avec la Direction générale des Productions végétales ;
    • le suivi de la mise en œuvre du Plan d Actions pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PA/PAGIRE), en concertation avec le SP-PAGIRE ;
    • le suivi de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de développement et de gestion des ressources halieutiques ;
    • le suivi de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de développement de l Agriculture Irriguée ;
    • le suivi de la mise en œuvre du PAPISE révisé.
    • le suivi de la finalisation du Programme Environnement pour un développement Durable (PEDD) et de sa mise en œuvre ;
    • le suivi de la mise en œuvre des conventions de Rio (CCD), changements climatiques, Diversité biologique) et autres (Rotterdam, Kyoto)

LA FILIERE COTON

Le SP/CPSA est très impliqué dans le développement de la filière cotonnière au Burkina à  travers les activités ci-après :

    • En tant que membre du Comité de gestion de la filière coton, le SP/CPSA a toujours pris part aux réunions de cette instance dont les attributions sont entre autres la fixation du prix d achat du coton graine au début de la campagne agricole, la fixation du prix des intrants (engrais, pesticides, semences), l allocation du budget annuel de la recherche cotonnière et le traitement des différents problèmes que rencontre la filiÈre. Avec la fin de la libéralisation de la filière coton, cette instance sera remplacée par l Association Interprofessionnelle (AIP) qui regroupera l UNPCB et l Association des Sociétés cotonnières, l Etat n étant pas membre.
    • Le SP/CPSA a été membre du Comité chargé du processus de la libéralisation de la filière et a donc pris part À  tous les travaux y afférents (préparation des appels d offres, dépouillement des offres, sélection des repreneurs, rédaction de l accord cadre, etc.). Ce processus a abouti en septembre 2004 À  la cession des zones cotonnières du Centre et de l Est respectivement aux Sociétés Faso Coton et SOCOMA.

Le SP/CPSA, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Stratégique Opérationnel (PSO) a entrepris l Élaboration des Plans d action des six filières prioritaires retenues. A ce titre, sur instruction des Ministres en charge de l Agriculture et du Commerce, le SP/CPSA, en accord avec les principaux acteurs de la filière coton, avait lancé en 2001 un processus d Élaboration du Plan d action de développement de la filière coton. Le Gouvernement ayant décidé entre temps de la libéralisation, il avait été convenu de différer cet exercice À  la fin du processus. Aussi, les dispositions sont-elles entrain d Etre prises pour la relance de cet important programme afin de disposer d une stratégie sous sectorielle claire pour un développement du coton en cohérence avec l ensemble des autres spéculations du secteur agricole.

Toujours dans le domaine de la filière coton, il a assuré le suivi du dossier relatif à l initiative sectorielle en faveur du coton" introduit auprès de l Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en Avril 2003 par le BÉnin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad et participé aux activités préparatoires aux négociations et participé À  la Conférence Ministérielle à  Hong Kong en décembre 2005.

NEGOCIATION A L OMC

 

Le SP/CPSA est membre de la Cellule Nationale de Suivi de la mise en œuvre des Accords de l OMC dont la présidence est assurée par le Directeur général du Commerce ; il préside le sous-comité Agriculture au sein de la CNS/OMC. Le SP/CPSA a participé aux activités de la CNS/OMC qui prépare les positions du Burkina sur toutes les questions en négociations au sein de l OMC.

A ce titre le SP/CPSA a contribué activement À  la formulation et au suivi de l initiative Sectorielle sur le Coton dont les quatre pays Bonin, Burkina Faso, Mali, Tchad sont coauteurs.

Les faits marquants ont été les Conférences Ministérielles de Doha, de Cancun et de HongKong aux quelles le SP/CPSA A été mis à  contribution, [Les négociations sur l agriculture ont enregistré un avancement significatif à  la 6Ème conférence ministérielle de l OMC à  Hong Kong. Le mandat relatif À  l agriculture, énoncé au paragraphe 13 de la déclaration ministérielle de Doha et dans le cadre adopté par le conseil général le 1er Août 2004 a servi de base aux discussions]

Le volet Agriculture a fait l objet d intenses négociations malgré la volonté de la majorité des délégations de remettre le développement au coeur du cycle notamment par un accès en franchise de droits et de quota pour les PMA, des réponses concrètes sur les questions du coton etc.

Vu le rôle stratégique du volet Agriculture dans les différentes Économies en présence et au regard des différentes positions parfois tranchées, on peut affirmer que des progrès ont été réalisés au niveau des négociations À  la 6eme conférence Ministérielle de Hong Kong

En effet, beaucoup de divergences existaient entre pays développés et pays en dÉveloppement.

Prenant en compte les décisions de l organe de règlement des différents, la conférence a réaffirmé l engagement d avoir une décision explicite sur le coton dans le cadre des négociations sur l agriculture par le biais du sous comité du coton comme suit :

Toutes les formes de subventions À  l exportation pour le coton seront Eliminées par les pays développés en 2006.

Les pays développés accorderont un accès en franchise de droits et sans contingents aux exportations de coton en provenance des pays les moins avancés à  compter de la période de mise en oeuvre.

Les subventions internes à  la production du coton ayant des effets de distorsion des échanges doivent être éliminées de manière plus ambitieuse que dans le cadre de toute formule générale qui sera convenue et elle doit Etre mise en œuvre au cours d une période plus courte que celle

qui sera généralement applicable dans l agriculture. Les ministres se sont donc engagés À  donner la priorité au cours des négociations à  l obtention d un tel résultat.

Pour ce qui est du volet aide au développement, le directeur général de l OMC a été invité à  intensifier se efforts de consultations avec les donateurs bilatéraux et multilatéraux de façon À  faire face aux baisses de revenus dans le secteur du coton. La conférence a réaffirmé la complémentarité des aspects relatifs aux politiques commerciales et À  l aide au développement de la question du coton .Enfin il a été demandé au Directeur général de l OMC de mettre en place un mécanisme de suivi et de surveillance approprié.

LES POLITIQUES REGIONNALES ET CONTINENTALES

Face À  la mondialisation, la constitution d Organisations Economiques régionales (OER) solides s avère une condition nécessaire pour les pays en développement pour mener une lutte organisée afin de défendre leurs intérêts. En Afrique de l Ouest, le CILSS, la CEDEAO et l UEMOA constituent, entre autres, des Organisations Intergouvernementales (OIG) qui jouent un rôle déterminant dans le développement économique en général, et dans le développement rural en particulier.

En ce qui concerne le CILSS, À  l occasion du sommet des Chefs d Etat tenu À  Banjul (Gambie) en 1997, les sociétés sahéliennes ont adopté une déclaration qui définit leur vision de l avenir au 21ème siècle. Cette vision repose sur les priorités suivantes :

la promotion des ressources humaines ;

le renforcement des capacités des institutions À  tous les niveaux ;

le développement rapide et durable des productions agricoles ;

la croissance et la diversification des économies ;

la construction d un espace sahélien plus soudé et ouvert sur l Afrique et le monde.

L importance stratégique de la sécurité alimentaire a conduit le CILSS À  en faire une priorité dans la mise en œuvre des orientations du processus Sahel 21. Cette priorité s est traduite par l élaboration d un «  Cadre stratégique de sécurité alimentaire durable dans une perspective de lutte contre la pauvreté au Sahel. » adopté en mai 2001. Le Burkina Faso, qui a adopté une stratégie nationale de sécurité alimentaire (phase opérationnelle) en Octobre 2001, À  procédé À  une mise en cohérence de ce cette stratégie nationale avec la stratégie régionale du CILSS. Le SP/CPSA a participé À  cet exercice de mise en cohérence.

L UEMOA, quant À  elle, a engagé un processus qui a abouti À  l adoption par les chefs d Etat d une Politique Agricole de l Union (PAU) par Acte additionnel no 03/2001 du 19 décembre 2001. Selon l article 2, la PAU « couvre l ensemble des activités de l agriculture, de la foresterie, de l élevage et de la pêche. Elle s applique À  tous les produits agricoles, au sens large, comme étant l ensemble des produits issus directement de ces activités et de ceux résultant d une transformation indispensable À  une première utilisation. La politique agricole de l Union prend en compte tous les systèmes de production et d exploitation au sein de l Union, notamment l agriculture familiale ».

Selon les dispositions de l article 3, « la Politique Agricole de l Union a pour objectifs de contribuer, de manière durable, À  la satisfaction des besoins alimentaires de la population, au développement économique et social des Etats membres et À  la réduction de la pauvreté, en permettant :

De réaliser la sécurité alimentaire, en réduisant la dépendance alimentaire de l Union et en améliorant le fonctionnement des marchés des produits agricoles ;

d améliorer les conditions de vie des producteurs agricoles, en développant l économie rurale et en revalorisant leur revenu et leur statut social ».

En vue de l opérationnalisation de la PAU, l Union a entrepris une série d études. Le SP/CPSA a pris part au nom du Ministère en charge de l Agriculture :

À  un atelier national d examen des rapports de synthèses régionales d études réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PSRSA / UEMOA, organisé par le Ministère de l Agriculture, de l Hydraulique et des Ressources Halieutiques avec l appui de la FAO À  Ouagadougou du 31 Janvier au 03 février 2005 dans les locaux de l Office National du Commerce Extérieur (ONAC). Cette étude vise la définition d un cadre juridique, réglementaire et institutionnel communautaire devant régir le contrôle de la qualité et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires ainsi que les contrôles et mesures de surveillance phytosanitaire et zoo sanitaire au sein de l Union.

À  un atelier régional sur le Fonds régional de développement Agricole (FRDA) au sein de l UEMOA À  Bamako du 10 au 12 octobre 2005. En effet, la Commission de l UEMOA a réalisé une étude devant accompagner la mise en place du Fonds dont le rapport a été soumis À  cet atelier d experts.

L enjeu du Fonds régional de développement Agricole est double :

Appuyer les programmes soutenant le développement des systèmes de crédit adaptés À  la modernisation de l agriculture en développant un système d appui aussi complet que possible;

appuyer les efforts de renforcement de capacité des organisations paysannes et des IFND en cours dans la région.

Enfin, pour ce qui concerne la CEDEAO, l article 25 (h) du traité révisé stipule que les Etats membres s engagent À  tout mettre en œuvre en vue de « l adoption d une politique agricole commune, notamment dans les domaines de la recherche, de la formation, de la production, de la conservation, de la transformation et de la commercialisation des produits de l agriculture, de la sylviculture, de l élevage et de la pêche».

Suite À  un processus très participatif d élaboration du document de politique agricole commune par le Secrétariat Exécutif de la CEDEAO, les Chefs d Etat et de Gouvernement l ont adopté le 19 janvier 2005 À  Accra. Auparavant, un Conseil des Ministres de l Agriculture tenu À  Cotonou le 06 janvier 2005, précédé d une réunion d experts (le SP/CPSA a représenté le Burkina À  la réunion des experts et celle du Conseil des Ministres), avait examiné et recommandé l adoption dudit document " ECOWAP - par les instances de la Communauté.

Pour entamer le processus de mise en œuvre, la CEDEAO a invité notre pays À  une réunion de la Commission Ministérielle Agriculture et Alimentation qui s est tenue À  Accra le 03 mai 2005 À  l hôtel NOVOTEL. Elle a été précédée la veille par une réunion des experts toujours À  l hôtel NOVOTEL. La réunion des experts avait pour objectif la validation du plan d Actions d ECOWAP et du PDDAA.

Par ailleurs, les chefs d Etat ont adopté en décembre 2000 le Plan d Action Régional de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAR/GIRE) dont le siège de la structure de coordination est basée À  Ouagadougou.

Face À  cette dynamique qui s opère dans les politiques sous régionales et internationales, le Burkina actualise conséquemment ses politiques sectorielles agricoles pour prendre en compte les différentes évolutions. S il est vrai que de tels exercices sont pertinents, il n en demeure pas moins que le Burkina se doit de fixer des lignes fortes de son développement agricole applicables À  tous (partenaires nationaux et extérieurs). Aussi, nous paraît-il opportun, À  l image d autres pays de la sous région (Sénégal, Mali, Côte d Ivoire), d évoluer vers une Loi d Orientation Agricole (LOA) qui s impose À  tous.

dans le cadre de la mise en OEuvre des politiques régionales et continentales, le SP/CPSA À  assuré le suivi des dossiers suivants :

La mise en OEuvre de la Politique Agricole de l UEMOA (PAU) dont le SP/CPSA abrite le point focal national ;

La Politique Agricole Régionale de la CEDEAO (ECOWAP) dont le SP/CPSA constitue le point focal national : suivi du Plan d actions pour la mise en OEuvre de l ECOWAP ;

La mise en OEuvre du Programme Détaillé du Développement de l Agriculture Africaine (PDDAA), volet agricole du Nouveau Partenariat pour le Développement de l Afrique (NEPAD) ; le SP/CPSA constitue également le point focal national : finalisation du Programme National d Investissement À  Moyen Terme (PNIMT) adopté par l atelier national de validation tenu les 28 et 29 Avril 2005 À  Ouagadougou ;

Les dossiers agricoles de la Communauté des Etats Sahelio-Sahariens (CEN-SAD) dont la prochaine Conférence des Chefs d Etat et Leaders doit se tenir À  Ouagadougou en Juin 2005 : participation À  la préparation du Sommet et suivi des différents dossiers (Désertification, Eau, Agriculture).

LES PLANS D ACTIONS

Contexte et Justification

Au début des années 1990, le Gouvernement a entrepris des réformes importantes pour améliorer les performances de son économie. Ainsi le Programme d Ajustement du Secteur Agricole (PASA) a permis de favoriser l implication du secteur privé dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, de recentrer le rôle de l Etat sur ses fonctions régaliennes et de réorganiser les services agricoles (vulgarisation et recherche).

Par la suite et compte tenu de l importance de la contribution du secteur agricole À  la croissance économique et À  la lutte contre la pauvreté affectant majoritairement les populations rurales, le Gouvernement a adopté une stratégie de croissance durable de l agriculture qui se concrétise au travers des documents suivants:

o le diagnostic approfondi du secteur agricole;

o le Document d Orientation Stratégique (DOS)

o le Plan Stratégique Opérationnel (PSO)

o et les plans d actions.

Matrice de programmation des plans d action

Les orientations stratégiques définies dans le DOS ont été traduites par des actions concrètes dans le Plan Stratégique Opérationnel (PSO). Le PSO en tant que plan stratégique a formulé la matrice indicative de programmation des plans d actions (voir tableau N°. 1)

Etat d évolution de la démarche

Au niveau du sous secteur des productions végétales, la démarche a abouti À  l identification de cinq programmes transversaux thématiques et de six plans d actions de développement des filières porteuses.

Les programmes transversaux étaient relatifs :

o À  la fertilité des sols: plan d actions sur la gestion intégrée de la fertilité des sols (PAGIFS);

o À  la sécurité alimentaire: plans d actions sur la sécurité alimentaire et nutrition

o À  la modernisation de l agriculture: (plan d actions pour le financement du monde rural (PA/FMR), plan d actions sur la mécanisation agricole (PAMA), plan d actions sur les semences)

o au soutien aux producteurs et À  leurs organisations : plan d actions pour l émergence d organisations professionnelles agricoles (PA/OPA)

o et À  l appui institutionnel aux structures étatiques en vue de leur permettre d accomplir leurs nouvelles missions issues de l ajustement structurel: (PAI).

Les filières agricoles retenues furent les suivantes:

Cultures vivrières :

o Les céréales (maïs, sorgho, mil, riz)

o Le niébé

o Les tubercules (ignames, patates)

Cultures d exportation :

o Le coton

o Les fruits et légumes

o Les oléagineux.

La démarche d identification de filières porteuses de croissance n a abouti qu au niveau de la production végétale. En ce qui concerne le sous secteur de l élevage, l identification de filières porteuses de croissance économique se poursuit. Toutefois les filières bétail/viande, porcs, aviculture, lait, cuirs et peux ont été ciblées.

Au niveau des ressources halieutiques, la filière pEche continentale s organise. Le processus d identification de filières d exploitation forestière (ligneux et non ligneux) devrait Etre engagé. Mais du fait qu il relève d un autre département ministériel le processus se voit ralenti.

Résultats escomptés

Selon les hypothèses de travail, la mise en OEuvre des plans d actions transversaux et de promotion des filières devait permettre au Burkina de relever d importants défis À  savoir:

o Réaliser une croissance agricole durable;

o Assurer la sécurité alimentaire ;

o Réduire la pauvreté en milieu rural ;

o Restaurer et améliorer les ressources naturelles ;

o Promouvoir le rôle économique de la femme et des jeunes en milieu rural ;

o Insérer l agriculture dans l économie de marché.

Dans le schéma méthodologique, les programmes prioritaires consistant en Plans d Action thématiques, ainsi que les Plans d Actions par filière sont complémentaires entre eux.

Tableau 1: Matrice de programmation des plans d actions (liens)

Situation sur l élaboration et la mise en oeuvre des plans d actions 

La démarche sectoriel exigeait que les mêmes efforts de programmation soient poursuivis au niveau des secteurs de l élevage, de la pêche et de la foresterie. Mais force est de constater que le degré d identification et de formulation des plans de promotion des filières est disparate. Ce qui amène À  distinguer:

· les plans d actions élaborés et mis en œuvre;

· les plans d actions élaborés dont les financement sont rechercher;

· et les plans d action non encore élaborés ou en cours d élaboration.

Voir la serie de tableau (liens)

MECANISME ET STRUCTURES DE LA MISE EN OEUVRE DES PLANS D ACTION 

Les mécanismes de mise en œuvre des plans d actions reposent sur les principes du désengagement de l Etat, dont le corollaire est le transfert des responsabilités aux organisations professionnelles et aux opérateurs privés et sur le principe de la concertation.

Pour accomplir ces nouvelles fonctions, de nouvelles structures devaient Etre mises en place comme: les comités de pilotage, le SP-CPSA, le comité d orientation ou interprofessionnelle. Ces structures sont la traduction en termes concrets du partage des responsabilités dans l élaboration, la mise en œuvre et le financement des actions de développement.

Ainsi, quoique la maîtrise d ouvrage soit du ressort de l Etat, puisque des fonds publics sont engagés, cette fonction est déléguée au comité de pilotage dont la composition et les attributions permettent d engager la responsabilité des représentants de l Etat, des bénéficiaires et des bailleurs de fonds.

La maîtrise d OEuvre est déléguée aux organisations professionnelles À  travers les comités interprofessionnels ou les comités d orientation. Afin qu elles puissent accomplir cette nouvelle mission, il est recruté par appel À  candidature ou par appel d offres et mis À  leur disposition l expertise requise dans les domaines de la gestion technique et financière des projets et programmes.

L Etat À  travers ses structures centrales et décentralisées étaient chargé des fonctions régaliennes d orientation, de réglementation, de contrôle de suivi, d évaluation et d appui conseil si nécessaire. C est du reste pour accomplir ces missions que la nécessité d un programme d appui institutionnel a été jugé indispensable afin de permettre aux structures étatiques de renforcer leurs capacités d intervention en quantité et en qualité par les formations recyclage, l équipement et les recrutement des ressources humaines complémentaires.

Ainsi, le dispositif de mise en OEuvre se présente comme suit :

Le Comité de pilotage : composé de représentants des différents ministères, des bailleurs de fonds comme observateurs et d une représentation des bénéficiaires, ce comité assurera le rôle de contrôle sur l ensemble des activités prévues et sur le respect des modalités de financement établies. Il approuve le devis- programme (budget annuel), commande les audits techniques et financiers et veille À  la cohérence entre les différents plans d actions.

Le SP/CPSA : Structure administrative, comme son nom l indique, le SP-CPSA est chargé de la coordination de l élaboration, de la mise en OEuvre et du suivi évaluation des politiques sectorielles agricoles, ceci au nom de l Etat. Le SP-CPSA devrait servir de courroie de transmission et d exercice du partenariat entre l Etat, les bailleurs de fonds et les bénéficiaires des plans d actions.

Le Comité d orientation ou comité interprofessionnel (selon le cas) : composé exclusivement des bénéficiaires, il est la structure-clé de la mise en OEuvre du plan d actions. Il est chargé de l élaboration des objectifs et des orientations du plan, de la préparation du devis -programme (budget annuel), des décisions sur les activités À  mener et de l approbation des projets À  financement.

Pour les plans d actions transversaux, la composition du comité est homogène, c est-À -dire qu on y retrouve des bénéficiaires provenant des mEmes organisations (OPA, SFD, etc.), alors que dans les plans d actions par filière, la composition de leur comité doit prendre en compte les différents intervenants (producteurs, transformateurs, consommateurs, commerÇants, exportateurs). Pour cette raison, dans les filières, au lieu de parler de comité d orientation, on parle de Comité Interprofessionnel.

Dans tous les deux cas, la volonté de responsabiliser les bénéficiaires en leur donnant la gestion directe et active des plans d actions répond au souci de pousser le secteur privé À  occuper le rôle qui est le sien après le désengagement de l Etat.

La cellule de gestion : est une structure composée d un personnel privé recruté pour l exécution quotidienne de tÀ¢ches définies par le Plan d Actions et établies par le Comité d Orientation ou le Comité Interprofessionnel, le suivi de toutes les opérations de terrain et l établissement des documents techniques À  soumettre d abord au Comité d Orientation, puis au Comité de Pilotage.

Les prestataires de services : sont des personnes physiques ou morales, ou des structures ressources recrutées par la cellule de gestion sur contrat pour exécuter des tÀ¢ches précises. Elles proviennent tant du secteur privé que public, pourvu qu elles aient l expertise requise.

CONCULSION

Les plans d actions procèdent de la mise en OEuvre de la stratégie de croissance agricole. En tant que tels, ils sont des cadres de référence pour organiser les interventions de l Etat, des bailleurs de fonds des organisations professionnelles et de opérateurs privés dans le secteur agricole. Ils reposent essentiellement sur la promotion des filières porteuses de croissance et de développement de l économie agricole, donc sur les secteurs productif du monde rural. Ils ne prennent pas en compte le développement socio communautaire, dont les actions sont programmées au niveau de lettre de politique de développement rural décentralisé (gestion des terroirs, développement rural intégré, développement local). En vue du développement du secteur productif notamment des filières agricoles, deux sortes d actions ont été envisagées:

les actions transversales : foncier, fertilité des sols, semences, mécanisation agricole, financement du monde rural, et organisation professionnelle des acteurs ;

et les actions par filière.

Il est supposé que les réformes institutionnelles passés ont créé un environnement institutionnel et économique favorable au développement des filières agricoles au sens large. En tous cas, tels en étaient les espoirs sur lesquels se fondaient la stratégie de croissance agricole qui, quoiqu on dise, permet une meilleure lisibilité de la politique agricole du pays, car elle respecte dans l esprit et dans la lettre la redistribution des rôles issue de l ajustement structurel

Figure1: Disposition de la mise en oeuvre des plans d actions (lien)

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LES PLANS D ACTION EN COURS D EXECUTION

Plan d Action pour l émergence d Organisations Professionnelles Agricoles (PA/OPA)

L objectif global de ce plan d actions est de renforcer les organisations professionnelles agricoles existantes et de soutenir le processus d émergence de nouvelles organisations professionnelles agricoles.

D un coût total d environ dix milliards de Francs CFA, ce plan d actions, cofinancé par la Commission européenne, l Agence FranÇaise de Développement, la Belgique, le Pays-Bas et le Danemark a démarré depuis Juillet 2000, avec THALES (ex-SODETEG) comme opérateur chargé de l exécution technique et financière, sous le contrôle d un Comité National de Supervision (CNS) et de cinq (5) Comités Régionaux de Supervision (CRS).

La mise en oeuvre de ce Plan d Actions a connu des difficultés dues essentiellement À  l absence du CNS et des CRS. Malgré les nombreuses solutions préconisées par le Comité de Pilotage, ce plan d actions a été arrEté.

Ce plan d actions a malgré tout permis d atteindre les résultats suivants :

· la formation professionnelle des OPA ;

· l amélioration de la circulation de l information et de la communication au sein des OPA ;

· la constitution d une base de données sur les OPA (recensement de toutes les OP régies par la loi 014//99/AN du 15 Avril 1999 portant réglementation des sociétés coopératives et groupements au BURKINA FASO et mise À  jour périodique).

Plan d Actions pour le Financement du Monde Rurale (PA/FMR)

L objectif global de ce plan d actions vise À  soutenir le développement, la rationalisation et le professionnalisme des structures décentralisées de financement et À  favoriser la constitution d une organisation des systèmes financiers décentralisés (SFD), capable À  moyen terme de devenir le véritable maître d oeuvre du plan d actions.

D un coût total d environ huit (8) milliards de Francs CFA, le plan d actions est cofinancé par la Commission européenne, le Danemark et l Agence FranÇaise de Développement. Ce plan d actions a démarré depuis Juillet 2000 avec l assistance technique d un bureau d études. La mise en oeuvre a connu également des difficultés dues également À  l absence du Comité d Orientation du plan d actions (COPA) qui devrait Etre constitué par les bénéficiaires (SFD). En effet, aucun SFD ne remplissait les conditions prescrites dans le cahier des charges pour Etre membres du C~PA. Le Comité de Pilotage a dû créer en son sein un comité de suivi du PA/FMR pour trouver une solution À  cette contrainte qui avait entraîné la suspension de l exécution de ce Plan d Actions À  partir de Juillet 2002. Sur proposition du comité de suivi, le comité de pilotage a procédé À  une révision des critères d éligibilité des SFD comme membres du COPA. Sur cette base, le COPA a pu Etre mis en place par six (6) des sept (7) SFD rendus éligibles grÀ¢ce À  un assouplissement de certains critères.

Parallèlement, le SP/CPSA, mandaté par le comité de pilotage, a entrepris des démarches auprès des services compétents du Ministère de l Economie et des Finances (Direction Générale de la Coopération et Direction Centrale d es Marchés Publics) en vue de la transformation du contrat d assistance technique en contrat d opérateur avec HORUS BANQUE & FINANCE afin de lui permettre d assurer une responsabilité pleine et entière dans l exécution technique et financière du PA/FMR, À  l instar des deux autres plan d actions en cours d exécution. La signature de ce contrat d opérateur en mars 2002 a permis la reprise des activités du PA/FMR en Avril 2002, après l adoption par le comité de pilotage d un nouveau Devis/Programme préparé par la Cellule de Gestion et approuvé par le COPA.

Depuis lors, ce plan d actions n a plus connu de difficultés majeures dans sa mise en oeuvre. Les principales activités réalisées depuis la reprise concernent:

· l élaboration d une stratégie de l opérateur pour la professionnalisation des institutions de micro-finance qui a été approuvée par le comité de pilotage lors de sa réunion ordinaire tenue le 19 Mars 2003 ;

· la préparation d une Conférence Nationale sur la micro-finance dont les résultats ont contribuer À  l élaboration d une politique nationale de développement de la micro-finance;

· l appui au renforcement de capacités des IMF À  travers:

o la réalisation d audits financiers et organisationnels de plus de cinq (5) IMF en difficultés ;

o l élaboration de plans d affaires et un appui/conseil aux IMF bénéficiaires;

· la réalisation d une étude relative À  la mise en place d un observatoire sur la micro-finance au Burkina Faso.

Bien que ce plan d actions soit essentiellement axé sur l assainissement du secteur de la micro-finance et le renforcement des capacités institutionnelles et professionnelles des IMF, il comporte des atouts indéniables dont les principaux concernent:

· l extension des réseaux des institutions de micro-finance dans les zones insuffisamment couvertes oÀ¹ il existe des potentialités économiques certaines (Boucle du Mouhoun, Cascades et Sahel) ;

· la création d un environnement favorable pour le développement d IMF viables;

· la contribution À  la définition d une politique nationale de développement de la micro-finance;

· l accroissement des possibilités de financement des activités génératrices de revenus dans le cadre de la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

Plan d Actions pour le Développement de la Filière Riz

L objectif global de ce plan d actions vise À  accroître la production nationale de riz de faÇon économique, sociale et environnementale, principalement par l augmentation du revenu des producteurs, groupés pour autant que de besoin en organisations de producteurs de riz (OPR).

Le coût total de ce plan d actions est d environ 12,5 milliards de francs CFA, entièrement financé par la Commission européenne sur les ressources du 8 e FED. Le Plan d Actions pour la Filière Riz a démarré ses activités depuis Juin 2000 après l adoption du premier Devis/Programme par le comité de pilotage, sous la conduite du bureau d études SOFRECO. Sa mise en oeuvre n a pas connu de difficultés majeures, le Comité Interprofessionnel du Riz du Burkina ayant été mis en place en Mai 2001, après un processus de consultation des principaux acteurs de la filière riz (producteurs, transformateurs, commerÇants et transporteurs).

Le plan d actions pour la filière riz apporte une contribution importante À  la lutte contre la pauvreté et À  l amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural À  travers:

o l accroissement de la production nationale de riz, surtout avec l aménagement et la mise en valeur de l important potentiel de bas-fonds inventoriés;

o le développement de la petite irrigation villageoise;

o le renforcement des capacités professionnelles des acteurs de la filière riz.

Plan d Actions pour céréales (PAC)

Le Plan d Actions sur les Céréales (PAC) a été initialement élaboré en 1999, relu en mars 2002 et a démarré en juin 2004, avec la mise en place de la Cellule de Gestion (CG). Il a pour Objectif global d augmenter la rentabilité économique et financière de la filière céréales afin de participer de manière durable À  la sécurité alimentaire du Burkina Faso. L objectif spécifique qui se rattache À  cet objectif global est d accroître la performance des acteurs de la filière par la création d un environnement favorable et par l amélioration de leurs organisations.

L opérationnalisation du PAC s est fait À  travers un Devis Programme de démarrage (DP) octobre2004 - mars 2005 financé par la Coopération Allemande et Danoise qui a permis:

· l installation physique du CIC ;

· le fonctionnement de la CG ;

· l exécution de missions et de rencontres d information auprès des partenaires sur la PAC ;

· le développement d une stratégie opérationnelle de mise en oeuvre du PAC un deuxième Devis Programme (DP Nà°2) (au 30 octobre 2005) a permis, outre la prise en compte des charges administratives relatives au fonctionnement de la Cellule de Gestion et du Secrétariat du CIC, de mener les activités prévues en rapport avec les trois axes stratégiques retenus qui sont:

· Renforcement des capacités des organisations des acteurs de la filière.

· Renforcement du système d information et de communication au profit des acteurs de la filière.

· Promotion des produits céréaliers transformés, normes de qualité et sécurité alimentaire.

En moins de deux années d existence, l on peut retenir de l exécution du PAC, les acquis suivants:

· La formation, l organisation, la structuration et la décentralisation du CICB.

· Le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et de gestion des organisations membres du CICB.

· La prise de conscience des membres du CICB, des enjeux de la filière céréales.

· Le renforcement de ( information et de la communication inter et intra collèges du CICB.

· Des réflexions avancées sur:

o l élaboration de normes sur les produits céréaliers transformés.

o La sélection de nouvelles recettes À  base de céréales pour la promotion de leur consommation.

o L autofinancement par le CICB des intrants (engrais) aux producteurs membres.

o Le CICB et sa contribution À  la réalisation de la sécurité alimentaire.

En perspective il est prévu les actions suivantes :

· L évaluation À  mi-parcours du Plan d Actions sur les Céréales.

· L opérationnalisation du dispositif de suivi-évaluation des impacts du Plan d Actions sur les céréales.

· La contribution aux réflexions stratégiques de mise en oeuvre du Plan d Actions sur les céréales.

La Filière Coton

Le SP/CPSA est très impliqué dans le développement de la filière cotonnière au Burkina À  travers les activités ci-après :

· En tant que membre du Comité de gestion de la filière coton, le SP/CPSA a toujours pris part aux réunions de cette instance dont les attributions sont entre autres la fixation du prix d achat du coton graine au début de la campagne agricole, la fixation du prix des intrants (engrais, pesticides, semences), l allocation du budget annuel de la recherche cotonnière et le traitement des différents problèmes que rencontre la filière. Avec la fin de la libéralisation de la filière coton, cette instance sera remplacée par l Association Interprofessionnelle (AIP) qui regroupera l UNPCB et l Association des Sociétés cotonnières, l Etat n étant pas membre.

· Le S P/CPSA a été membre du Comité chargé du processus de la libéralisation de la filière et a donc pris part À  tous les travaux y afférents (préparation des appels d offres, dépouillement des offres, sélection des repreneurs, rédaction de l accord cadre, etc.). Ce processus a abouti en septembre 2004 À  la cession des zones cotonnières du Centre et de l Est respectivement aux Sociétés Faso Coton et SOCOMA.

Le SP/CPSA, dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan Stratégique Opérationnel (PSO) a entrepris l élaboration des Plans d actions des six filières prioritaires retenues. A ce titre, sur instruction des Ministres en charge de l Agriculture et du Commerce, le SP/CPSA, en accord avec les principaux acteurs de la filière coton, avait lancé en 2001 un processus d élaboration du Plan d actions de développement de la filière coton. Le Gouvernement ayant décidé entre temps de la libéralisation du secteur, il avait été convenu de différer cet exercice À  la fin du processus. Aussi, les dispositions sont-elles entrain d Etre prises pour la relance de cet important programme a fin de disposer d une stratégie sous sectorielle claire pour un développement du coton en cohérence avec l ensemble des autres spéculations du secteur agricole.

Toujours dans le domaine de la filière coton, il a assuré le suivi du dossier relatif À  "l initiative sectorielle en faveur du coton" introduit auprès de l Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en Avril 2003 par le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad, participé aux activités préparatoires aux négociations et pris part À  la Conférence Ministérielle À . Hong Kong en décembre 2005.

LES PLANS D ACTION EN L ATTENTE DE FINANCEMENT OU COURS D ELABORATION

La recherche des financements concerne les plans d action suivants :

o Plan d actions pour le développement de la filière tubercules À  soumettre au financement du Devis-Programme/Union Européenne (SP/CPSA) ;

o Plan d actions pour le développement de la filière lait À  soumettre au financement FOESMR /Union Européenne (DEP/MAHRH) .

SUIVI DES PROJETS ET PROGRAMMES

 Le SP/CPSA est membre du Comité de pilotage, du comité de gestion ou du comité scientifique des Projets et Programmes ci-après

Programme d appui au Développement Local (PADL 2) et le Programme de Développement Local de l OUEST (PDLO)

Le Programme d Appui au Développement Local (PADL-II) et le Programme de Développement Local de l Ouest (PDLO) sont financés par l Agence FranÇaise de Développement (AFD) et par ArrEté nà°2001/000016/AGRI/SG du 20 juillet 2001 portant création du Comité de Pilotage du PAP-OPC, la CC/PASA (aujourd hui SP/CPSA) est membre dudit Comité. Depuis lors, son représentant a pris part À  l ensemble des réunions du Comité de Pilotage. La dernière rencontre s est tenue le 02 février 2006 au siège du projet À  Bobo-Dioulasso. Brièvement, les grandes caractéristiques du projet se résument comme suit :

Source de financement : AFD

Convention de financement : Nà° CBF 1144 01 Z signée le 12 septembre 2000

Date de démarrage effectif : 01 avril 2001

Date d achèvement : 30 juin 2006

Objectifs du projet : Le projet qui est À  sa seconde phase a pour :

objectif principal d amener 4 000 GPC/GV (soit 57% des GPC) dans 81 départements des 10 provinces du bassin cotonnier de l Ouest À  maîtriser leur gestion et À  adopter des systèmes et des ratios d endettement prenant en compte leurs capacités effectives de remboursement du crédit ainsi que la modernisation des exploitations agricoles ;

Objectifs spécifiques :

·    le développement des capacités de négociation des producteurs de coton avec les partenaires de la filière ;

·     l instauration de la rigueur, de la transparence et de la démocratie dans la gestion des OPA coton ;

·     la reconstitution de la situation patrimoniale des OPA coton et de l identification de solutions au traitement de leur endettement ;

·     l amélioration des services rendus par les GPC À  leurs membre a la date du 31 décembre 2005, les résultats atteints par le projet sont :

·     le dispositif conseil de gestion intéresse 3131 GPC et 138 unions départementales dans 22 provinces ;

·     22 provinces sont touchées pour une prévision de 10 provinces et ceci pour prendre en compte les provinces situées dans les zones des deux nouvelles sociétés cotonnières du Centre et de l Est ;

·     la composante conseil de gestion compte actuellement 93 Conseillers de Gestion (CG) et 12 Inspecteurs provinciaux de gestion (IPG) ;

·     la mise en place de centres d information de gestion équipés en matériel informatique au sein des unions départementales ;

·     la réalisation de plusieurs formations en alphabétisation initiale, en formation complémentaire de base, en comptabilité /gestion des OPC au bénéfice des responsables et des membres des OPC suivis ;

·   la mise en place d un dispositif de suivi-évaluation performant

Le projet prendra fin en juin 2006 et une troisième phase doit intervenir dès le début du troisième trimestre 2006. L UNPCB assurera la maîtrise d ouvrage et l enveloppe du projet est estimée À  10 millions d euros.

Le Programme d Appui au Développement Durable et À  la Lutte contre la Pauvreté en milieur Rural

Le projet de Développement Dans la Province du SOUR (PDES2)

Le deuxième Programme Rational de Gestions des Terroirs (PRGT2)

Le Programme National de Partenariat pour la l Amélioration de la Gestion des Ecosystèmes Naturelles 

La représentation du SP/CPSA au Comité Consultatif Scientifique et Technique (CCST) du PRONAGEN assure la vice présidence du comité. La dernière session qui s est tenue le 18 Janvier 2005 a regroupé une trentaine de membres sur la quarantaine prévue statutairement.

L examen des rapports d inventaire pédestres des mammifères diurnes lors de la dernière session qui s est tenue le 18 Janvier 2005 a concerné trois aires protégées des forEts classées de Boulon et Koflandé, la forEt classée et réserve partielle de Faune Comoé Léraba et le Parc National de Pô. Des recommandations ont été formulées au coordinateur du PAGEN pour :

une harmonisation des termes de références des inventaires annuels de faune,

pour la réalisation des autres inventaires comme celle de l avifaune

de veiller à  une plus grands contrôle de l exercice de la chasse dans les zones concédées et du braconnage pour les autres zones

qu une utilisation judicieuse soit faite des résultats de l inventaire notamment l harmonisation des coûts

une prise en compte des ressources (autres que la faune) dans les plans d aménagement en vue de lutter plus efficacement contre la pauvreté rurale (cas des plantations dans certaines forEts ou de l abreuvement de certains animaux domestiques en transhumance)

Le Gestion Intégrée des Ressources en Eau

Programme Fonds Italie - Lutte Contre la Désertification pour la réduction de la Pauvétré au Sahel

L année 2005 a permis au Fonds de renforcer son ancrage institutionnel auprès des partenaires aussi bien au niveau national que local, et également de démarrer les activités opérationnelles par le financement des premiers micro-projets. Les principales activités menées ont concerné :

la mise en place des structures de pilotage et de coordination du Fonds ;

l élaboration et la validation des mécanismes d intervention du Fonds ;

l identification et la structuration de la zone d intervention du Fonds ;

le recrutement de l assistance technique pour l appui aux communautés ;

le renforcement des capacités des bénéficiaires et des acteurs locaux pour la gestion et la mise en OEuvre du Fonds ;

le financement des micro-projets.

Au terme de l année 2005, quarante neuf (49) micro-projets d ancrage, pour un montant total de deux cent quatre vingt cinq millions deux cent quatre mille cinq cent soixante huit francs (285 204 568 FCFA) ont pu Etre mis en OEuvre par les communautés respectives ci-après :

Oubritenga : 12 micro-projets

Kouritenga : 14 mivro-projets

Zondoma : 23 micro-projets

Les projets sont essentiellement centrés autour des composantes suivantes :

Appui au Développement Socio-Economique (ADS) ;

Appui au Développement Communautaire (ADC) ;

Appui À  la Gestion des Ressources Naturelles (AGRN)

Infrastructure hydrauliques,

Les projets d ancrage ont été exécutés À  la satisfaction des bénéficiaires À  hauteur de 78% À  cause des retards observés surtout pour les infrastructures hydrauliques qui ont démarré après la saison hivernale. Au niveau des villages, les contributions initiales en espèces demandées pour certains micro-projets sont estimées élevées. Au cours de la réunion du Comité de Pilotage tenu le 07 février 2006, des propositions d amendements du manuel de procédures du FLCD-RPS allant dans le sens de l allègement des contributions en espèces des bénéficiaires a été adopté.

En perspective il est prévu les actions suivantes :

Le renforcement et la consolidation des acquis du Fonds aussi bien au niveau institutionnel qu opérationnel.

La signature de la convention de financement entre le Burkina et l Italie.

Le renforcement des capacités des membres des comités locaux de gestion des Fonds.

La mise en place d un fonds pour le suivi de l exploitation des micro-projets exécutés.

La mise en œuvre de microprojets relevant de la composante « Activités Génératrices de Revenus ».

L APPROCHE DU GENRE

Introduction

Il faut reconnaître que dans le secteur rural, le SP/CPSA évolue en tEte en ce qui concerne l application de l approche Genre et Développement (G&D). Ceci se caractérise d une part, par ses multiples activités entreprises dans ce cadre et, d autre part, par son approche innovatrice et d actualité au plan international, À  savoir la méthodologie du à« mainstreaming à» (la systématisation de l approche genre dans toutes les phases des programmes, projets et politiques au lieu des programmes séparés pour le genre). En effet, l approche genre a évolué d une approche pour les femmes d une faÇon isolée vers une approche de développement de la société dans sa globalité, qui demande l implication des hommes et des femmes. Le SP/CPSA a beaucoup contribué À  la mise À  jour de cette approche.

Aussi, le SP/CPSA est-il, par sa position stratégique, particulièrement approprié pour piloter une approche transversale comme celle du G&D au sein du secteur rural. Le gouvernement devrait OEuvrer pour que le départ de l AT n occasionne pas la perte de la place du SP/CPSA en tant que leader dans le domaine.

Le présent rapport décrit brièvement les résultats atteints et les principales activités entreprises lors du mandat de l assistance technique, de juillet 2002 en décembre 2005. En 2002, trois résultats attendus ont été formulés, À  savoir :

·  L institutionnalisation de l approche G&D au SP/CPSA et aux ministères du secteur rural est promue.

· L intégration et la mise en OEuvre de l approche G&D au niveau des politiques du secteur rural sont appuyées.

· . La mise en OEuvre d une approche G&D par les structures À  la base est favorisée.

· Ces résultats ont servi de guide pendant les trois ans et demi d intervention et seront évalués dans ce rapport de synthèse.

Résultats attendus

A présent, une synthèse des acquis selon les trois résultats attendus est présentée. En commentaire, des pistes pour rendre ces résultats plus pérennes et l impact plus durable sont indiqués.

L institutionnalisation de l approche G&D au SP/CPSA et aux Ministères du secteur rural est promue

Sur le compte de ce premier résultat attendu on peut lister :

· La mise en place d un cadre de concertation interministériel sur le genre, avec des représentant(e)s de toutes les directions générales des trois ministères en charge du secteur rural, qui se réunit chaque trimestre.

· Le renforcement des capacités en approche genre et développement des cadres du niveau central des trois ministères (trois formations).

· Le renforcement des capacités en genre au niveau des Centres de Formation Agricole (deux formations, dont une formation des formateurs).

· Le renforcement des capacités en genre au niveau décentralisé du MAHRH (deux formations pour des cadres de la DRAHRH-HB et DRAHRH-CN).

· La collaboration dans divers domaines avec les collègues directs et des cadres d autres ministères et la participation À  de nombreuses réunions à€˜stratégiques pour soulever des aspects genre.

· La mise en place d une cellule genre composée des trois points focaux genre des ministères en charge du secteur rural, qui prendra la relève après le départ de l AT.

· La prise en compte de l approche G&D dans la Stratégie de Développement Rural À  l horizon 2015.

· L élaboration d une Stratégie d Intégration du genre dans les Politiques Sectorielles Agricoles.

· Le positionnement du SP/CPSA comme structure pilote de la mise en OEuvre de l approche G&D au sein des ministères du secteur rural et la mise en relation du SP/CPSA avec d autres structures qui s occupent du genre (ministère de la promotion de la femme, organisations féminines, etc.).

· Le renforcement des capacités en techniques de formation participative de cinq cadres du MAHRH par la co-formation lors des différentes sessions de formation.

· L étroite collaboration avec la DSA avec comme résultat un document d analyse des statistiques agricoles désagrégées et l amélioration des enquêtes agricoles.

· La promotion de la méthodologie du à« mainstreaming à».

L institutionnalisation de l approche G&D au sein des ministères s avère un processus continuel, probablement sans fin, car les contraintes organisationnelles au sein des structures étatiques sont nombreuses : le faible taux de femmes fonctionnaires, la culture organisationnelle renfermée et statique, la faible motivation d autres fonctionnaires, la fuite des compétences (surtout les à€˜meilleur(e)s ), la planification ad hoc, etc. Alors le rôle de veille pour la prise en compte de genre au sein des ministères reste très important, en l absence de l instauration du à€˜réflexe genre souhaité. Avec la mise en place de la Cellule Genre, composée des point focaux des trois ministères du secteur rural, ce rôle de veille est partiellement rempli. Le SP/CPSA aura besoin d une compétence en son sein, s il désire continuer le pilotage de cette approche.

L intégration de la Mise en oeuvre de l approche G&D au niveau des politiques du secteur rural sont appuyés

Dans le tableau, la situation de la prise en compte de l approche G&D dans les différents Plans d Actions est décrite. Comme il s agit des processus À  engager ou en cours, on ne peut pas parler d un travail bouclé. C est ainsi, que la dernière colonne indique en quelques mots la suite À  donner.

Voir tableau (lien)

Une évaluation rapide de l intégration du genre dans les politiques sectorielles agricoles nous apprend :

Les points forts :

o Tous les Plans d Actions en élaboration ou en cours ont été touchés : le niveau d intégration du genre diffère, car cela reste une question de négociation et de volonté.

o Dans les différents systèmes de S&E et des statistiques agricoles, les données sont plus désagrégées par sexe.

o Plus de conscientisation a été créé sur le fait que le genre est transversal et qu il ne suffit pas d en faire mention dans un petit paragraphe.

o L élaboration d un manuel d intégration de l approche genre dans les filières agro-sylvo-pastorales et un manuel d outils MARP selon le genre a permis de capitaliser les expériences.

Les points faibles :

o Beaucoup d énergie et de temps à€˜perdus pour des Plans d Actions qui ne sont pas (encore) mis en OEuvre ;

o D énormes résistances À  surmonter pour faire accepter des propositions ;

o Influence limitée sur la mise en OEuvre des Plans d Actions, car gérés par des structures déléguées ;

o Insuffisance de priorité pour les bailleurs, désintérEt des agents des Cellules de Gestion, etc.

o Il n existe pas de compétences en analyse genre d une filière ou d un programme transversale au niveau macro au sein des ministères, et la complexité de la matière n a pas permis un transfert complet des compétences dans ce domaine.

o Les systèmes de S&E ne sont pas encore opérationnels et généralement très lourds dans leur conception : les DEP s ne suivent pas systématiquement le genre.

o Les capacités d analyse des statistiques agricoles en général et selon le genre plus spécifiquement, sont pratiquement absentes, malgré l existence abondante des données.

A part ces politiques agricoles, d autres politiques à€˜stratégiques d un point de vu genre ont été suivies, comme p.ex. la Politique Nationale de Sécurisation Foncière en Milieu Rural, la Stratégie Nationale du Genre (en cours) et le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté. Dans le cadre de la formulation de ce dernier, un atelier de réflexion a eu lieu pour une meilleure prise en compte du genre dans les parties concernant le secteur rural du CSLP. Il a également été essayé (en vain) de mettre un cachet plus genre sur le travail de la commission du secteur rural pour le CSLP.

La mise en oeuvre d une l approche G&D par les structures À  la base est favorisée

Au niveau des programmes et projets : L AT a été intensivement impliquée dans la formulation des programmes dont le SP/CPSA avait la coordination, comme le Programme de Développement Agricole (allemand) et le PADABII (danois/suédois). Surtout dans le cas du dernier, le PADABII, il y a une bonne intégration transversale de l approche G&D (ce qui ne garantit pas encore sa bonne mise en OEuvreà€¦)

Au niveau des organisations paysannes :

En 2003 une étude sur la représentativité des femmes au sein des Organisations Paysannes Faitières s est réalisée, suivie de plusieurs formations avec des OP :

atelier de réflexion sur l application du genre avec des responsables de la Fédération Nationale de Jeunes Professionnels Agricoles du Faso (FNJPA-F).

formation de la FNJPA-F, niveau régional (Haut-Bassins)

réalisation de six formations en approche G&D pour des représentant(e)s de toutes les 13 Chambres Régionales d Agriculture : 118 personnes ont été formées dont 52 femmes et 5 agents des DRAHRH

Dans un perspectif genre, les organisations mixtes offrent les meilleures opportunités pour favoriser un processus de professionnalisation agricole au bénéfice des hommes et des femmes, nonobstant l importance des organisations purement féminines pour un début d apprentissage des capacités de leadership et de communication. Les organisations mixtes doivent Etre accompagnées dans le sens des à« organisations apprenantes à» (learning organisations), c est-À -dire orientées vers l acquisition des connaissances, aptitudes et attitudes collectives.

Pour le moment une petite tranche des membres des OP a été formée. Pourtant, l ignorance et donc souvent la résistance envers le concept requiert beaucoup plus d efforts de formation. Aussi les capacités de suivi des OP dans le domaine du genre sont encore très limitées.

Au niveau de la société civile :

C est surtout la collaboration avec le Groupe de Recherche et de l Action sur le Foncier (GRAF) qui a permis de favoriser la prise en compte de la problématique foncière des femmes rurales dans la Politique Nationale de la Sécurisation Foncière en Milieu Rural en cours d élaboration.

qui sera généralement applicable dans l agriculture. Les ministres se sont donc engagés À  donner la priorité au cours des négociations à  l obtention d un tel résultat.

Pour ce qui est du volet aide au développement, le directeur général de l OMC a été invité à  intensifier se efforts de consultations avec les donateurs bilatéraux et multilatéraux de façon À  faire face aux baisses de revenus dans le secteur du coton. La conférence a réaffirmé la complémentarité des aspects relatifs aux politiques commerciales et À  l aide au développement de la question du coton .Enfin il a été demandé au Directeur général de l OMC de mettre en place un mécanisme de suivi et de surveillance approprié.

LES POLITIQUES REGIONNALES ET CONTINENTALES

Face À  la mondialisation, la constitution d Organisations Economiques régionales (OER) solides s avère une condition nécessaire pour les pays en développement pour mener une lutte organisée afin de défendre leurs intérêts. En Afrique de l Ouest, le CILSS, la CEDEAO et l UEMOA constituent, entre autres, des Organisations Intergouvernementales (OIG) qui jouent un rôle déterminant dans le développement économique en général, et dans le développement rural en particulier.

En ce qui concerne le CILSS, À  l occasion du sommet des Chefs d Etat tenu À  Banjul (Gambie) en 1997, les sociétés sahéliennes ont adopté une déclaration qui définit leur vision de l avenir au 21ème siècle. Cette vision repose sur les priorités suivantes :

la promotion des ressources humaines ;

le renforcement des capacités des institutions À  tous les niveaux ;

le développement rapide et durable des productions agricoles ;

la croissance et la diversification des économies ;

la construction d un espace sahélien plus soudé et ouvert sur l Afrique et le monde.

L importance stratégique de la sécurité alimentaire a conduit le CILSS À  en faire une priorité dans la mise en œuvre des orientations du processus Sahel 21. Cette priorité s est traduite par l élaboration d un «  Cadre stratégique de sécurité alimentaire durable dans une perspective de lutte contre la pauvreté au Sahel. » adopté en mai 2001. Le Burkina Faso, qui a adopté une stratégie nationale de sécurité alimentaire (phase opérationnelle) en Octobre 2001, À  procédé À  une mise en cohérence de ce cette stratégie nationale avec la stratégie régionale du CILSS. Le SP/CPSA a participé À  cet exercice de mise en cohérence.

L UEMOA, quant À  elle, a engagé un processus qui a abouti À  l adoption par les chefs d Etat d une Politique Agricole de l Union (PAU) par Acte additionnel no 03/2001 du 19 décembre 2001. Selon l article 2, la PAU « couvre l ensemble des activités de l agriculture, de la foresterie, de l élevage et de la pêche. Elle s applique À  tous les produits agricoles, au sens large, comme étant l ensemble des produits issus directement de ces activités et de ceux résultant d une transformation indispensable À  une première utilisation. La politique agricole de l Union prend en compte tous les systèmes de production et d exploitation au sein de l Union, notamment l agriculture familiale ».

Selon les dispositions de l article 3, « la Politique Agricole de l Union a pour objectifs de contribuer, de manière durable, À  la satisfaction des besoins alimentaires de la population, au développement économique et social des Etats membres et À  la réduction de la pauvreté, en permettant :

De réaliser la sécurité alimentaire, en réduisant la dépendance alimentaire de l Union et en améliorant le fonctionnement des marchés des produits agricoles ;

d améliorer les conditions de vie des producteurs agricoles, en développant l économie rurale et en revalorisant leur revenu et leur statut social ».

En vue de l opérationnalisation de la PAU, l Union a entrepris une série d études. Le SP/CPSA a pris part au nom du Ministère en charge de l Agriculture :

À  un atelier national d examen des rapports de synthèses régionales d études réalisées dans le cadre de la mise en œuvre du PSRSA / UEMOA, organisé par le Ministère de l Agriculture, de l Hydraulique et des Ressources Halieutiques avec l appui de la FAO À  Ouagadougou du 31 Janvier au 03 février 2005 dans les locaux de l Office National du Commerce Extérieur (ONAC). Cette étude vise la définition d un cadre juridique, réglementaire et institutionnel communautaire devant régir le contrôle de la qualité et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires ainsi que les contrôles et mesures de surveillance phytosanitaire et zoo sanitaire au sein de l Union.

À  un atelier régional sur le Fonds régional de développement Agricole (FRDA) au sein de l UEMOA À  Bamako du 10 au 12 octobre 2005. En effet, la Commission de l UEMOA a réalisé une étude devant accompagner la mise en place du Fonds dont le rapport a été soumis À  cet atelier d experts.

L enjeu du Fonds régional de développement Agricole est double :

Appuyer les programmes soutenant le développement des systèmes de crédit adaptés À  la modernisation de l agriculture en développant un système d appui aussi complet que possible;

appuyer les efforts de renforcement de capacité des organisations paysannes et des IFND en cours dans la région.

Enfin, pour ce qui concerne la CEDEAO, l article 25 (h) du traité révisé stipule que les Etats membres s engagent À  tout mettre en œuvre en vue de « l adoption d une politique agricole commune, notamment dans les domaines de la recherche, de la formation, de la production, de la conservation, de la transformation et de la commercialisation des produits de l agriculture, de la sylviculture, de l élevage et de la pêche».

Suite À  un processus très participatif d élaboration du document de politique agricole commune par le Secrétariat Exécutif de la CEDEAO, les Chefs d Etat et de Gouvernement l ont adopté le 19 janvier 2005 À  Accra. Auparavant, un Conseil des Ministres de l Agriculture tenu À  Cotonou le 06 janvier 2005, précédé d une réunion d experts (le SP/CPSA a représenté le Burkina À  la réunion des experts et celle du Conseil des Ministres), avait examiné et recommandé l adoption dudit document " ECOWAP - par les instances de la Communauté.

Pour entamer le processus de mise en œuvre, la CEDEAO a invité notre pays À  une réunion de la Commission Ministérielle Agriculture et Alimentation qui s est tenue À  Accra le 03 mai 2005 À  l hôtel NOVOTEL. Elle a été précédée la veille par une réunion des experts toujours À  l hôtel NOVOTEL. La réunion des experts avait pour objectif la validation du plan d Actions d ECOWAP et du PDDAA.

Par ailleurs, les chefs d Etat ont adopté en décembre 2000 le Plan d Action Régional de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAR/GIRE) dont le siège de la structure de coordination est basée À  Ouagadougou.

Face À  cette dynamique qui s opère dans les politiques sous régionales et internationales, le Burkina actualise conséquemment ses politiques sectorielles agricoles pour prendre en compte les différentes évolutions. S il est vrai que de tels exercices sont pertinents, il n en demeure pas moins que le Burkina se doit de fixer des lignes fortes de son développement agricole applicables À  tous (partenaires nationaux et extérieurs). Aussi, nous paraît-il opportun, À  l image d autres pays de la sous région (Sénégal, Mali, Côte d Ivoire), d évoluer vers une Loi d Orientation Agricole (LOA) qui s impose À  tous.

dans le cadre de la mise en OEuvre des politiques régionales et continentales, le SP/CPSA À  assuré le suivi des dossiers suivants :

La mise en OEuvre de la Politique Agricole de l UEMOA (PAU) dont le SP/CPSA abrite le point focal national ;

La Politique Agricole Régionale de la CEDEAO (ECOWAP) dont le SP/CPSA constitue le point focal national : suivi du Plan d actions pour la mise en OEuvre de l ECOWAP ;

La mise en OEuvre du Programme Détaillé du Développement de l Agriculture Africaine (PDDAA), volet agricole du Nouveau Partenariat pour le Développement de l Afrique (NEPAD) ; le SP/CPSA constitue également le point focal national : finalisation du Programme National d Investissement À  Moyen Terme (PNIMT) adopté par l atelier national de validation tenu les 28 et 29 Avril 2005 À  Ouagadougou ;

Les dossiers agricoles de la Communauté des Etats Sahelio-Sahariens (CEN-SAD) dont la prochaine Conférence des Chefs d Etat et Leaders doit se tenir À  Ouagadougou en Juin 2005 : participation À  la préparation du Sommet et suivi des différents dossiers (Désertification, Eau, Agriculture).

LES PLANS D ACTIONS

Contexte et Justification

Au début des années 1990, le Gouvernement a entrepris des réformes importantes pour améliorer les performances de son économie. Ainsi le Programme d Ajustement du Secteur Agricole (PASA) a permis de favoriser l implication du secteur privé dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, de recentrer le rôle de l Etat sur ses fonctions régaliennes et de réorganiser les services agricoles (vulgarisation et recherche).

Par la suite et compte tenu de l importance de la contribution du secteur agricole À  la croissance économique et À  la lutte contre la pauvreté affectant majoritairement les populations rurales, le Gouvernement a adopté une stratégie de croissance durable de l agriculture qui se concrétise au travers des documents suivants:

o le diagnostic approfondi du secteur agricole;

o le Document d Orientation Stratégique (DOS)

o le Plan Stratégique Opérationnel (PSO)

o et les plans d actions.

Matrice de programmation des plans d action

Les orientations stratégiques définies dans le DOS ont été traduites par des actions concrètes dans le Plan Stratégique Opérationnel (PSO). Le PSO en tant que plan stratégique a formulé la matrice indicative de programmation des plans d actions (voir tableau N°. 1)

Etat d évolution de la démarche

Au niveau du sous secteur des productions végétales, la démarche a abouti À  l identification de cinq programmes transversaux thématiques et de six plans d actions de développement des filières porteuses.

Les programmes transversaux étaient relatifs :

o À  la fertilité des sols: plan d actions sur la gestion intégrée de la fertilité des sols (PAGIFS);

o À  la sécurité alimentaire: plans d actions sur la sécurité alimentaire et nutrition

o À  la modernisation de l agriculture: (plan d actions pour le financement du monde rural (PA/FMR), plan d actions sur la mécanisation agricole (PAMA), plan d actions sur les semences)

o au soutien aux producteurs et À  leurs organisations : plan d actions pour l émergence d organisations professionnelles agricoles (PA/OPA)

o et À  l appui institutionnel aux structures étatiques en vue de leur permettre d accomplir leurs nouvelles missions issues de l ajustement structurel: (PAI).

Les filières agricoles retenues furent les suivantes:

Cultures vivrières :

o Les céréales (maïs, sorgho, mil, riz)

o Le niébé

o Les tubercules (ignames, patates)

Cultures d exportation :

o Le coton

o Les fruits et légumes

o Les oléagineux.

La démarche d identification de filières porteuses de croissance n a abouti qu au niveau de la production végétale. En ce qui concerne le sous secteur de l élevage, l identification de filières porteuses de croissance économique se poursuit. Toutefois les filières bétail/viande, porcs, aviculture, lait, cuirs et peux ont été ciblées.

Au niveau des ressources halieutiques, la filière pEche continentale s organise. Le processus d identification de filières d exploitation forestière (ligneux et non ligneux) devrait Etre engagé. Mais du fait qu il relève d un autre département ministériel le processus se voit ralenti.

Résultats escomptés

Selon les hypothèses de travail, la mise en OEuvre des plans d actions transversaux et de promotion des filières devait permettre au Burkina de relever d importants défis À  savoir:

o Réaliser une croissance agricole durable;

o Assurer la sécurité alimentaire ;

o Réduire la pauvreté en milieu rural ;

o Restaurer et améliorer les ressources naturelles ;

o Promouvoir le rôle économique de la femme et des jeunes en milieu rural ;

o Insérer l agriculture dans l économie de marché.

Dans le schéma méthodologique, les programmes prioritaires consistant en Plans d Action thématiques, ainsi que les Plans d Actions par filière sont complémentaires entre eux.

Tableau 1: Matrice de programmation des plans d actions (liens)

Situation sur l élaboration et la mise en oeuvre des plans d actions 

La démarche sectoriel exigeait que les mêmes efforts de programmation soient poursuivis au niveau des secteurs de l élevage, de la pêche et de la foresterie. Mais force est de constater que le degré d identification et de formulation des plans de promotion des filières est disparate. Ce qui amène À  distinguer:

· les plans d actions élaborés et mis en œuvre;

· les plans d actions élaborés dont les financement sont rechercher;

· et les plans d action non encore élaborés ou en cours d élaboration.

Voir la serie de tableau (liens)

MECANISME ET STRUCTURES DE LA MISE EN OEUVRE DES PLANS D ACTION 

Les mécanismes de mise en œuvre des plans d actions reposent sur les principes du désengagement de l Etat, dont le corollaire est le transfert des responsabilités aux organisations professionnelles et aux opérateurs privés et sur le principe de la concertation.

Pour accomplir ces nouvelles fonctions, de nouvelles structures devaient Etre mises en place comme: les comités de pilotage, le SP-CPSA, le comité d orientation ou interprofessionnelle. Ces structures sont la traduction en termes concrets du partage des responsabilités dans l élaboration, la mise en œuvre et le financement des actions de développement.

Ainsi, quoique la maîtrise d ouvrage soit du ressort de l Etat, puisque des fonds publics sont engagés, cette fonction est déléguée au comité de pilotage dont la composition et les attributions permettent d engager la responsabilité des représentants de l Etat, des bénéficiaires et des bailleurs de fonds.

La maîtrise d OEuvre est déléguée aux organisations professionnelles À  travers les comités interprofessionnels ou les comités d orientation. Afin qu elles puissent accomplir cette nouvelle mission, il est recruté par appel À  candidature ou par appel d offres et mis À  leur disposition l expertise requise dans les domaines de la gestion technique et financière des projets et programmes.

L Etat À  travers ses structures centrales et décentralisées étaient chargé des fonctions régaliennes d orientation, de réglementation, de contrôle de suivi, d évaluation et d appui conseil si nécessaire. C est du reste pour accomplir ces missions que la nécessité d un programme d appui institutionnel a été jugé indispensable afin de permettre aux structures étatiques de renforcer leurs capacités d intervention en quantité et en qualité par les formations recyclage, l équipement et les recrutement des ressources humaines complémentaires.

Ainsi, le dispositif de mise en OEuvre se présente comme suit :

Le Comité de pilotage : composé de représentants des différents ministères, des bailleurs de fonds comme observateurs et d une représentation des bénéficiaires, ce comité assurera le rôle de contrôle sur l ensemble des activités prévues et sur le respect des modalités de financement établies. Il approuve le devis- programme (budget annuel), commande les audits techniques et financiers et veille À  la cohérence entre les différents plans d actions.

Le SP/CPSA : Structure administrative, comme son nom l indique, le SP-CPSA est chargé de la coordination de l élaboration, de la mise en OEuvre et du suivi évaluation des politiques sectorielles agricoles, ceci au nom de l Etat. Le SP-CPSA devrait servir de courroie de transmission et d exercice du partenariat entre l Etat, les bailleurs de fonds et les bénéficiaires des plans d actions.

Le Comité d orientation ou comité interprofessionnel (selon le cas) : composé exclusivement des bénéficiaires, il est la structure-clé de la mise en OEuvre du plan d actions. Il est chargé de l élaboration des objectifs et des orientations du plan, de la préparation du devis -programme (budget annuel), des décisions sur les activités À  mener et de l approbation des projets À  financement.

Pour les plans d actions transversaux, la composition du comité est homogène, c est-À -dire qu on y retrouve des bénéficiaires provenant des mEmes organisations (OPA, SFD, etc.), alors que dans les plans d actions par filière, la composition de leur comité doit prendre en compte les différents intervenants (producteurs, transformateurs, consommateurs, commerÇants, exportateurs). Pour cette raison, dans les filières, au lieu de parler de comité d orientation, on parle de Comité Interprofessionnel.

Dans tous les deux cas, la volonté de responsabiliser les bénéficiaires en leur donnant la gestion directe et active des plans d actions répond au souci de pousser le secteur privé À  occuper le rôle qui est le sien après le désengagement de l Etat.

La cellule de gestion : est une structure composée d un personnel privé recruté pour l exécution quotidienne de tÀ¢ches définies par le Plan d Actions et établies par le Comité d Orientation ou le Comité Interprofessionnel, le suivi de toutes les opérations de terrain et l établissement des documents techniques À  soumettre d abord au Comité d Orientation, puis au Comité de Pilotage.

Les prestataires de services : sont des personnes physiques ou morales, ou des structures ressources recrutées par la cellule de gestion sur contrat pour exécuter des tÀ¢ches précises. Elles proviennent tant du secteur privé que public, pourvu qu elles aient l expertise requise.

CONCULSION

Les plans d actions procèdent de la mise en OEuvre de la stratégie de croissance agricole. En tant que tels, ils sont des cadres de référence pour organiser les interventions de l Etat, des bailleurs de fonds des organisations professionnelles et de opérateurs privés dans le secteur agricole. Ils reposent essentiellement sur la promotion des filières porteuses de croissance et de développement de l économie agricole, donc sur les secteurs productif du monde rural. Ils ne prennent pas en compte le développement socio communautaire, dont les actions sont programmées au niveau de lettre de politique de développement rural décentralisé (gestion des terroirs, développement rural intégré, développement local). En vue du développement du secteur productif notamment des filières agricoles, deux sortes d actions ont été envisagées:

les actions transversales : foncier, fertilité des sols, semences, mécanisation agricole, financement du monde rural, et organisation professionnelle des acteurs ;

et les actions par filière.

Il est supposé que les réformes institutionnelles passés ont créé un environnement institutionnel et économique favorable au développement des filières agricoles au sens large. En tous cas, tels en étaient les espoirs sur lesquels se fondaient la stratégie de croissance agricole qui, quoiqu on dise, permet une meilleure lisibilité de la politique agricole du pays, car elle respecte dans l esprit et dans la lettre la redistribution des rôles issue de l ajustement structurel

Figure1: Disposition de la mise en oeuvre des plans d actions (lien)

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LES PLANS D ACTION EN COURS D EXECUTION

Plan d Action pour l émergence d Organisations Professionnelles Agricoles (PA/OPA)

L objectif global de ce plan d actions est de renforcer les organisations professionnelles agricoles existantes et de soutenir le processus d émergence de nouvelles organisations professionnelles agricoles.

D un coût total d environ dix milliards de Francs CFA, ce plan d actions, cofinancé par la Commission européenne, l Agence FranÇaise de Développement, la Belgique, le Pays-Bas et le Danemark a démarré depuis Juillet 2000, avec THALES (ex-SODETEG) comme opérateur chargé de l exécution technique et financière, sous le contrôle d un Comité National de Supervision (CNS) et de cinq (5) Comités Régionaux de Supervision (CRS).

La mise en oeuvre de ce Plan d Actions a connu des difficultés dues essentiellement À  l absence du CNS et des CRS. Malgré les nombreuses solutions préconisées par le Comité de Pilotage, ce plan d actions a été arrEté.

Ce plan d actions a malgré tout permis d atteindre les résultats suivants :

· la formation professionnelle des OPA ;

· l amélioration de la circulation de l information et de la communication au sein des OPA ;

· la constitution d une base de données sur les OPA (recensement de toutes les OP régies par la loi 014//99/AN du 15 Avril 1999 portant réglementation des sociétés coopératives et groupements au BURKINA FASO et mise À  jour périodique).

Plan d Actions pour le Financement du Monde Rurale (PA/FMR)

L objectif global de ce plan d actions vise À  soutenir le développement, la rationalisation et le professionnalisme des structures décentralisées de financement et À  favoriser la constitution d une organisation des systèmes financiers décentralisés (SFD), capable À  moyen terme de devenir le véritable maître d oeuvre du plan d actions.

D un coût total d environ huit (8) milliards de Francs CFA, le plan d actions est cofinancé par la Commission européenne, le Danemark et l Agence FranÇaise de Développement. Ce plan d actions a démarré depuis Juillet 2000 avec l assistance technique d un bureau d études. La mise en oeuvre a connu également des difficultés dues également À  l absence du Comité d Orientation du plan d actions (COPA) qui devrait Etre constitué par les bénéficiaires (SFD). En effet, aucun SFD ne remplissait les conditions prescrites dans le cahier des charges pour Etre membres du C~PA. Le Comité de Pilotage a dû créer en son sein un comité de suivi du PA/FMR pour trouver une solution À  cette contrainte qui avait entraîné la suspension de l exécution de ce Plan d Actions À  partir de Juillet 2002. Sur proposition du comité de suivi, le comité de pilotage a procédé À  une révision des critères d éligibilité des SFD comme membres du COPA. Sur cette base, le COPA a pu Etre mis en place par six (6) des sept (7) SFD rendus éligibles grÀ¢ce À  un assouplissement de certains critères.

Parallèlement, le SP/CPSA, mandaté par le comité de pilotage, a entrepris des démarches auprès des services compétents du Ministère de l Economie et des Finances (Direction Générale de la Coopération et Direction Centrale d es Marchés Publics) en vue de la transformation du contrat d assistance technique en contrat d opérateur avec HORUS BANQUE & FINANCE afin de lui permettre d assurer une responsabilité pleine et entière dans l exécution technique et financière du PA/FMR, À  l instar des deux autres plan d actions en cours d exécution. La signature de ce contrat d opérateur en mars 2002 a permis la reprise des activités du PA/FMR en Avril 2002, après l adoption par le comité de pilotage d un nouveau Devis/Programme préparé par la Cellule de Gestion et approuvé par le COPA.

Depuis lors, ce plan d actions n a plus connu de difficultés majeures dans sa mise en oeuvre. Les principales activités réalisées depuis la reprise concernent:

· l élaboration d une stratégie de l opérateur pour la professionnalisation des institutions de micro-finance qui a été approuvée par le comité de pilotage lors de sa réunion ordinaire tenue le 19 Mars 2003 ;

· la préparation d une Conférence Nationale sur la micro-finance dont les résultats ont contribuer À  l élaboration d une politique nationale de développement de la micro-finance;

· l appui au renforcement de capacités des IMF À  travers:

o la réalisation d audits financiers et organisationnels de plus de cinq (5) IMF en difficultés ;

o l élaboration de plans d affaires et un appui/conseil aux IMF bénéficiaires;

· la réalisation d une étude relative À  la mise en place d un observatoire sur la micro-finance au Burkina Faso.

Bien que ce plan d actions soit essentiellement axé sur l assainissement du secteur de la micro-finance et le renforcement des capacités institutionnelles et professionnelles des IMF, il comporte des atouts indéniables dont les principaux concernent:

· l extension des réseaux des institutions de micro-finance dans les zones insuffisamment couvertes oÀ¹ il existe des potentialités économiques certaines (Boucle du Mouhoun, Cascades et Sahel) ;

· la création d un environnement favorable pour le développement d IMF viables;

· la contribution À  la définition d une politique nationale de développement de la micro-finance;

· l accroissement des possibilités de financement des activités génératrices de revenus dans le cadre de la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

Plan d Actions pour le Développement de la Filière Riz

L objectif global de ce plan d actions vise À  accroître la production nationale de riz de faÇon économique, sociale et environnementale, principalement par l augmentation du revenu des producteurs, groupés pour autant que de besoin en organisations de producteurs de riz (OPR).

Le coût total de ce plan d actions est d environ 12,5 milliards de francs CFA, entièrement financé par la Commission européenne sur les ressources du 8 e FED. Le Plan d Actions pour la Filière Riz a démarré ses activités depuis Juin 2000 après l adoption du premier Devis/Programme par le comité de pilotage, sous la conduite du bureau d études SOFRECO. Sa mise en oeuvre n a pas connu de difficultés majeures, le Comité Interprofessionnel du Riz du Burkina ayant été mis en place en Mai 2001, après un processus de consultation des principaux acteurs de la filière riz (producteurs, transformateurs, commerÇants et transporteurs).

Le plan d actions pour la filière riz apporte une contribution importante À  la lutte contre la pauvreté et À  l amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural À  travers:

o l accroissement de la production nationale de riz, surtout avec l aménagement et la mise en valeur de l important potentiel de bas-fonds inventoriés;

o le développement de la petite irrigation villageoise;

o le renforcement des capacités professionnelles des acteurs de la filière riz.

Plan d Actions pour céréales (PAC)

Le Plan d Actions sur les Céréales (PAC) a été initialement élaboré en 1999, relu en mars 2002 et a démarré en juin 2004, avec la mise en place de la Cellule de Gestion (CG). Il a pour Objectif global d augmenter la rentabilité économique et financière de la filière céréales afin de participer de manière durable À  la sécurité alimentaire du Burkina Faso. L objectif spécifique qui se rattache À  cet objectif global est d accroître la performance des acteurs de la filière par la création d un environnement favorable et par l amélioration de leurs organisations.

L opérationnalisation du PAC s est fait À  travers un Devis Programme de démarrage (DP) octobre2004 - mars 2005 financé par la Coopération Allemande et Danoise qui a permis:

· l installation physique du CIC ;

· le fonctionnement de la CG ;

· l exécution de missions et de rencontres d information auprès des partenaires sur la PAC ;

· le développement d une stratégie opérationnelle de mise en oeuvre du PAC un deuxième Devis Programme (DP Nà°2) (au 30 octobre 2005) a permis, outre la prise en compte des charges administratives relatives au fonctionnement de la Cellule de Gestion et du Secrétariat du CIC, de mener les activités prévues en rapport avec les trois axes stratégiques retenus qui sont:

· Renforcement des capacités des organisations des acteurs de la filière.

· Renforcement du système d information et de communication au profit des acteurs de la filière.

· Promotion des produits céréaliers transformés, normes de qualité et sécurité alimentaire.

En moins de deux années d existence, l on peut retenir de l exécution du PAC, les acquis suivants:

· La formation, l organisation, la structuration et la décentralisation du CICB.

· Le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et de gestion des organisations membres du CICB.

· La prise de conscience des membres du CICB, des enjeux de la filière céréales.

· Le renforcement de ( information et de la communication inter et intra collèges du CICB.

· Des réflexions avancées sur:

o l élaboration de normes sur les produits céréaliers transformés.

o La sélection de nouvelles recettes À  base de céréales pour la promotion de leur consommation.

o L autofinancement par le CICB des intrants (engrais) aux producteurs membres.

o Le CICB et sa contribution À  la réalisation de la sécurité alimentaire.

En perspective il est prévu les actions suivantes :

· L évaluation À  mi-parcours du Plan d Actions sur les Céréales.

· L opérationnalisation du dispositif de suivi-évaluation des impacts du Plan d Actions sur les céréales.

· La contribution aux réflexions stratégiques de mise en oeuvre du Plan d Actions sur les céréales.

La Filière Coton

Le SP/CPSA est très impliqué dans le développement de la filière cotonnière au Burkina À  travers les activités ci-après :

· En tant que membre du Comité de gestion de la filière coton, le SP/CPSA a toujours pris part aux réunions de cette instance dont les attributions sont entre autres la fixation du prix d achat du coton graine au début de la campagne agricole, la fixation du prix des intrants (engrais, pesticides, semences), l allocation du budget annuel de la recherche cotonnière et le traitement des différents problèmes que rencontre la filière. Avec la fin de la libéralisation de la filière coton, cette instance sera remplacée par l Association Interprofessionnelle (AIP) qui regroupera l UNPCB et l Association des Sociétés cotonnières, l Etat n étant pas membre.

· Le S P/CPSA a été membre du Comité chargé du processus de la libéralisation de la filière et a donc pris part À  tous les travaux y afférents (préparation des appels d offres, dépouillement des offres, sélection des repreneurs, rédaction de l accord cadre, etc.). Ce processus a abouti en septembre 2004 À  la cession des zones cotonnières du Centre et de l Est respectivement aux Sociétés Faso Coton et SOCOMA.

Le SP/CPSA, dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan Stratégique Opérationnel (PSO) a entrepris l élaboration des Plans d actions des six filières prioritaires retenues. A ce titre, sur instruction des Ministres en charge de l Agriculture et du Commerce, le SP/CPSA, en accord avec les principaux acteurs de la filière coton, avait lancé en 2001 un processus d élaboration du Plan d actions de développement de la filière coton. Le Gouvernement ayant décidé entre temps de la libéralisation du secteur, il avait été convenu de différer cet exercice À  la fin du processus. Aussi, les dispositions sont-elles entrain d Etre prises pour la relance de cet important programme a fin de disposer d une stratégie sous sectorielle claire pour un développement du coton en cohérence avec l ensemble des autres spéculations du secteur agricole.

Toujours dans le domaine de la filière coton, il a assuré le suivi du dossier relatif À  "l initiative sectorielle en faveur du coton" introduit auprès de l Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en Avril 2003 par le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad, participé aux activités préparatoires aux négociations et pris part À  la Conférence Ministérielle À . Hong Kong en décembre 2005.

LES PLANS D ACTION EN L ATTENTE DE FINANCEMENT OU COURS D ELABORATION

La recherche des financements concerne les plans d action suivants :

o Plan d actions pour le développement de la filière tubercules À  soumettre au financement du Devis-Programme/Union Européenne (SP/CPSA) ;

o Plan d actions pour le développement de la filière lait À  soumettre au financement FOESMR /Union Européenne (DEP/MAHRH) .

SUIVI DES PROJETS ET PROGRAMMES

 Le SP/CPSA est membre du Comité de pilotage, du comité de gestion ou du comité scientifique des Projets et Programmes ci-après

Programme d appui au Développement Local (PADL 2) et le Programme de Développement Local de l OUEST (PDLO)

Le Programme d Appui au Développement Local (PADL-II) et le Programme de Développement Local de l Ouest (PDLO) sont financés par l Agence FranÇaise de Développement (AFD) et par ArrEté nà°2001/000016/AGRI/SG du 20 juillet 2001 portant création du Comité de Pilotage du PAP-OPC, la CC/PASA (aujourd hui SP/CPSA) est membre dudit Comité. Depuis lors, son représentant a pris part À  l ensemble des réunions du Comité de Pilotage. La dernière rencontre s est tenue le 02 février 2006 au siège du projet À  Bobo-Dioulasso. Brièvement, les grandes caractéristiques du projet se résument comme suit :

Source de financement : AFD

Convention de financement : Nà° CBF 1144 01 Z signée le 12 septembre 2000

Date de démarrage effectif : 01 avril 2001

Date d achèvement : 30 juin 2006

Objectifs du projet : Le projet qui est À  sa seconde phase a pour :

objectif principal d amener 4 000 GPC/GV (soit 57% des GPC) dans 81 départements des 10 provinces du bassin cotonnier de l Ouest À  maîtriser leur gestion et À  adopter des systèmes et des ratios d endettement prenant en compte leurs capacités effectives de remboursement du crédit ainsi que la modernisation des exploitations agricoles ;

Objectifs spécifiques :

·    le développement des capacités de négociation des producteurs de coton avec les partenaires de la filière ;

·     l instauration de la rigueur, de la transparence et de la démocratie dans la gestion des OPA coton ;

·     la reconstitution de la situation patrimoniale des OPA coton et de l identification de solutions au traitement de leur endettement ;

·     l amélioration des services rendus par les GPC À  leurs membre a la date du 31 décembre 2005, les résultats atteints par le projet sont :

·     le dispositif conseil de gestion intéresse 3131 GPC et 138 unions départementales dans 22 provinces ;

·     22 provinces sont touchées pour une prévision de 10 provinces et ceci pour prendre en compte les provinces situées dans les zones des deux nouvelles sociétés cotonnières du Centre et de l Est ;

·     la composante conseil de gestion compte actuellement 93 Conseillers de Gestion (CG) et 12 Inspecteurs provinciaux de gestion (IPG) ;

·     la mise en place de centres d information de gestion équipés en matériel informatique au sein des unions départementales ;

·     la réalisation de plusieurs formations en alphabétisation initiale, en formation complémentaire de base, en comptabilité /gestion des OPC au bénéfice des responsables et des membres des OPC suivis ;

·   la mise en place d un dispositif de suivi-évaluation performant

Le projet prendra fin en juin 2006 et une troisième phase doit intervenir dès le début du troisième trimestre 2006. L UNPCB assurera la maîtrise d ouvrage et l enveloppe du projet est estimée À  10 millions d euros.

Le Programme d Appui au Développement Durable et À  la Lutte contre la Pauvreté en milieur Rural

Le projet de Développement Dans la Province du SOUR (PDES2)

Le deuxième Programme Rational de Gestions des Terroirs (PRGT2)

Le Programme National de Partenariat pour la l Amélioration de la Gestion des Ecosystèmes Naturelles 

La représentation du SP/CPSA au Comité Consultatif Scientifique et Technique (CCST) du PRONAGEN assure la vice présidence du comité. La dernière session qui s est tenue le 18 Janvier 2005 a regroupé une trentaine de membres sur la quarantaine prévue statutairement.

L examen des rapports d inventaire pédestres des mammifères diurnes lors de la dernière session qui s est tenue le 18 Janvier 2005 a concerné trois aires protégées des forEts classées de Boulon et Koflandé, la forEt classée et réserve partielle de Faune Comoé Léraba et le Parc National de Pô. Des recommandations ont été formulées au coordinateur du PAGEN pour :

une harmonisation des termes de références des inventaires annuels de faune,

pour la réalisation des autres inventaires comme celle de l avifaune

de veiller à  une plus grands contrôle de l exercice de la chasse dans les zones concédées et du braconnage pour les autres zones

qu une utilisation judicieuse soit faite des résultats de l inventaire notamment l harmonisation des coûts

une prise en compte des ressources (autres que la faune) dans les plans d aménagement en vue de lutter plus efficacement contre la pauvreté rurale (cas des plantations dans certaines forEts ou de l abreuvement de certains animaux domestiques en transhumance)

Le Gestion Intégrée des Ressources en Eau

Programme Fonds Italie - Lutte Contre la Désertification pour la réduction de la Pauvétré au Sahel

L année 2005 a permis au Fonds de renforcer son ancrage institutionnel auprès des partenaires aussi bien au niveau national que local, et également de démarrer les activités opérationnelles par le financement des premiers micro-projets. Les principales activités menées ont concerné :

la mise en place des structures de pilotage et de coordination du Fonds ;

l élaboration et la validation des mécanismes d intervention du Fonds ;

l identification et la structuration de la zone d intervention du Fonds ;

le recrutement de l assistance technique pour l appui aux communautés ;

le renforcement des capacités des bénéficiaires et des acteurs locaux pour la gestion et la mise en OEuvre du Fonds ;

le financement des micro-projets.

Au terme de l année 2005, quarante neuf (49) micro-projets d ancrage, pour un montant total de deux cent quatre vingt cinq millions deux cent quatre mille cinq cent soixante huit francs (285 204 568 FCFA) ont pu Etre mis en OEuvre par les communautés respectives ci-après :

Oubritenga : 12 micro-projets

Kouritenga : 14 mivro-projets

Zondoma : 23 micro-projets

Les projets sont essentiellement centrés autour des composantes suivantes :

Appui au Développement Socio-Economique (ADS) ;

Appui au Développement Communautaire (ADC) ;

Appui À  la Gestion des Ressources Naturelles (AGRN)

Infrastructure hydrauliques,

Les projets d ancrage ont été exécutés À  la satisfaction des bénéficiaires À  hauteur de 78% À  cause des retards observés surtout pour les infrastructures hydrauliques qui ont démarré après la saison hivernale. Au niveau des villages, les contributions initiales en espèces demandées pour certains micro-projets sont estimées élevées. Au cours de la réunion du Comité de Pilotage tenu le 07 février 2006, des propositions d amendements du manuel de procédures du FLCD-RPS allant dans le sens de l allègement des contributions en espèces des bénéficiaires a été adopté.

En perspective il est prévu les actions suivantes :

Le renforcement et la consolidation des acquis du Fonds aussi bien au niveau institutionnel qu opérationnel.

La signature de la convention de financement entre le Burkina et l Italie.

Le renforcement des capacités des membres des comités locaux de gestion des Fonds.

La mise en place d un fonds pour le suivi de l exploitation des micro-projets exécutés.

La mise en œuvre de microprojets relevant de la composante « Activités Génératrices de Revenus ».

L APPROCHE DU GENRE

Introduction

Il faut reconnaître que dans le secteur rural, le SP/CPSA évolue en tEte en ce qui concerne l application de l approche Genre et Développement (G&D). Ceci se caractérise d une part, par ses multiples activités entreprises dans ce cadre et, d autre part, par son approche innovatrice et d actualité au plan international, À  savoir la méthodologie du à« mainstreaming à» (la systématisation de l approche genre dans toutes les phases des programmes, projets et politiques au lieu des programmes séparés pour le genre). En effet, l approche genre a évolué d une approche pour les femmes d une faÇon isolée vers une approche de développement de la société dans sa globalité, qui demande l implication des hommes et des femmes. Le SP/CPSA a beaucoup contribué À  la mise À  jour de cette approche.

Aussi, le SP/CPSA est-il, par sa position stratégique, particulièrement approprié pour piloter une approche transversale comme celle du G&D au sein du secteur rural. Le gouvernement devrait OEuvrer pour que le départ de l AT n occasionne pas la perte de la place du SP/CPSA en tant que leader dans le domaine.

Le présent rapport décrit brièvement les résultats atteints et les principales activités entreprises lors du mandat de l assistance technique, de juillet 2002 en décembre 2005. En 2002, trois résultats attendus ont été formulés, À  savoir :

·  L institutionnalisation de l approche G&D au SP/CPSA et aux ministères du secteur rural est promue.

· L intégration et la mise en OEuvre de l approche G&D au niveau des politiques du secteur rural sont appuyées.

· . La mise en OEuvre d une approche G&D par les structures À  la base est favorisée.

· Ces résultats ont servi de guide pendant les trois ans et demi d intervention et seront évalués dans ce rapport de synthèse.

Résultats attendus

A présent, une synthèse des acquis selon les trois résultats attendus est présentée. En commentaire, des pistes pour rendre ces résultats plus pérennes et l impact plus durable sont indiqués.

L institutionnalisation de l approche G&D au SP/CPSA et aux Ministères du secteur rural est promue

Sur le compte de ce premier résultat attendu on peut lister :

· La mise en place d un cadre de concertation interministériel sur le genre, avec des représentant(e)s de toutes les directions générales des trois ministères en charge du secteur rural, qui se réunit chaque trimestre.

· Le renforcement des capacités en approche genre et développement des cadres du niveau central des trois ministères (trois formations).

· Le renforcement des capacités en genre au niveau des Centres de Formation Agricole (deux formations, dont une formation des formateurs).

· Le renforcement des capacités en genre au niveau décentralisé du MAHRH (deux formations pour des cadres de la DRAHRH-HB et DRAHRH-CN).

· La collaboration dans divers domaines avec les collègues directs et des cadres d autres ministères et la participation À  de nombreuses réunions à€˜stratégiques pour soulever des aspects genre.

· La mise en place d une cellule genre composée des trois points focaux genre des ministères en charge du secteur rural, qui prendra la relève après le départ de l AT.

· La prise en compte de l approche G&D dans la Stratégie de Développement Rural À  l horizon 2015.

· L élaboration d une Stratégie d Intégration du genre dans les Politiques Sectorielles Agricoles.

· Le positionnement du SP/CPSA comme structure pilote de la mise en OEuvre de l approche G&D au sein des ministères du secteur rural et la mise en relation du SP/CPSA avec d autres structures qui s occupent du genre (ministère de la promotion de la femme, organisations féminines, etc.).

· Le renforcement des capacités en techniques de formation participative de cinq cadres du MAHRH par la co-formation lors des différentes sessions de formation.

· L étroite collaboration avec la DSA avec comme résultat un document d analyse des statistiques agricoles désagrégées et l amélioration des enquêtes agricoles.

· La promotion de la méthodologie du à« mainstreaming à».

L institutionnalisation de l approche G&D au sein des ministères s avère un processus continuel, probablement sans fin, car les contraintes organisationnelles au sein des structures étatiques sont nombreuses : le faible taux de femmes fonctionnaires, la culture organisationnelle renfermée et statique, la faible motivation d autres fonctionnaires, la fuite des compétences (surtout les à€˜meilleur(e)s ), la planification ad hoc, etc. Alors le rôle de veille pour la prise en compte de genre au sein des ministères reste très important, en l absence de l instauration du à€˜réflexe genre souhaité. Avec la mise en place de la Cellule Genre, composée des point focaux des trois ministères du secteur rural, ce rôle de veille est partiellement rempli. Le SP/CPSA aura besoin d une compétence en son sein, s il désire continuer le pilotage de cette approche.

L intégration de la Mise en oeuvre de l approche G&D au niveau des politiques du secteur rural sont appuyés

Dans le tableau, la situation de la prise en compte de l approche G&D dans les différents Plans d Actions est décrite. Comme il s agit des processus À  engager ou en cours, on ne peut pas parler d un travail bouclé. C est ainsi, que la dernière colonne indique en quelques mots la suite À  donner.

Voir tableau (lien)

Une évaluation rapide de l intégration du genre dans les politiques sectorielles agricoles nous apprend :

Les points forts :

o Tous les Plans d Actions en élaboration ou en cours ont été touchés : le niveau d intégration du genre diffère, car cela reste une question de négociation et de volonté.

o Dans les différents systèmes de S&E et des statistiques agricoles, les données sont plus désagrégées par sexe.

o Plus de conscientisation a été créé sur le fait que le genre est transversal et qu il ne suffit pas d en faire mention dans un petit paragraphe.

o L élaboration d un manuel d intégration de l approche genre dans les filières agro-sylvo-pastorales et un manuel d outils MARP selon le genre a permis de capitaliser les expériences.

Les points faibles :

o Beaucoup d énergie et de temps à€˜perdus pour des Plans d Actions qui ne sont pas (encore) mis en OEuvre ;

o D énormes résistances À  surmonter pour faire accepter des propositions ;

o Influence limitée sur la mise en OEuvre des Plans d Actions, car gérés par des structures déléguées ;

o Insuffisance de priorité pour les bailleurs, désintérEt des agents des Cellules de Gestion, etc.

o Il n existe pas de compétences en analyse genre d une filière ou d un programme transversale au niveau macro au sein des ministères, et la complexité de la matière n a pas permis un transfert complet des compétences dans ce domaine.

o Les systèmes de S&E ne sont pas encore opérationnels et généralement très lourds dans leur conception : les DEP s ne suivent pas systématiquement le genre.

o Les capacités d analyse des statistiques agricoles en général et selon le genre plus spécifiquement, sont pratiquement absentes, malgré l existence abondante des données.

A part ces politiques agricoles, d autres politiques à€˜stratégiques d un point de vu genre ont été suivies, comme p.ex. la Politique Nationale de Sécurisation Foncière en Milieu Rural, la Stratégie Nationale du Genre (en cours) et le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté. Dans le cadre de la formulation de ce dernier, un atelier de réflexion a eu lieu pour une meilleure prise en compte du genre dans les parties concernant le secteur rural du CSLP. Il a également été essayé (en vain) de mettre un cachet plus genre sur le travail de la commission du secteur rural pour le CSLP.

La mise en oeuvre d une l approche G&D par les structures À  la base est favorisée

Au niveau des programmes et projets : L AT a été intensivement impliquée dans la formulation des programmes dont le SP/CPSA avait la coordination, comme le Programme de Développement Agricole (allemand) et le PADABII (danois/suédois). Surtout dans le cas du dernier, le PADABII, il y a une bonne intégration transversale de l approche G&D (ce qui ne garantit pas encore sa bonne mise en OEuvreà€¦)

Au niveau des organisations paysannes :

En 2003 une étude sur la représentativité des femmes au sein des Organisations Paysannes Faitières s est réalisée, suivie de plusieurs formations avec des OP :

atelier de réflexion sur l application du genre avec des responsables de la Fédération Nationale de Jeunes Professionnels Agricoles du Faso (FNJPA-F).

formation de la FNJPA-F, niveau régional (Haut-Bassins)

réalisation de six formations en approche G&D pour des représentant(e)s de toutes les 13 Chambres Régionales d Agriculture : 118 personnes ont été formées dont 52 femmes et 5 agents des DRAHRH

Dans un perspectif genre, les organisations mixtes offrent les meilleures opportunités pour favoriser un processus de professionnalisation agricole au bénéfice des hommes et des femmes, nonobstant l importance des organisations purement féminines pour un début d apprentissage des capacités de leadership et de communication. Les organisations mixtes doivent Etre accompagnées dans le sens des à« organisations apprenantes à» (learning organisations), c est-À -dire orientées vers l acquisition des connaissances, aptitudes et attitudes collectives.

Pour le moment une petite tranche des membres des OP a été formée. Pourtant, l ignorance et donc souvent la résistance envers le concept requiert beaucoup plus d efforts de formation. Aussi les capacités de suivi des OP dans le domaine du genre sont encore très limitées.

Au niveau de la société civile :

C est surtout la collaboration avec le Groupe de Recherche et de l Action sur le Foncier (GRAF) qui a permis de favoriser la prise en compte de la problématique foncière des femmes rurales dans la Politique Nationale de la Sécurisation Foncière en Milieu Rural en cours d élaboration.